| identifiant | CG1-0038.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1790/04/16 00:00 |
| titre | Napoléon au maréchal de camp de Lance |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 38. - </b>Au maréchal de camp de Lance[^1]</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ajaccio, 16 avril 1790</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">Seigneur général, une santé délabrée[^2] ne me permet point de joindre le régiment avant la seconde saison des eaux minérales d’Orezza, c’est-à-dire avant le quinze octobre.</p><p style="margin-top: 0cm">La bonté que vous eûtes il y a deux ans d’intercéder pour moi me mit à même de profiter de ces eaux qui rétablirent sinon entièrement, du moins en partie ma santé. J’espère qu’elle achèvera entièrement de reprendre le dessus après les prochaines eaux de cette année.</p><p style="margin-top: 0cm">Cela me fait solliciter un congé de quatre mois et demi : j’en adresse le mémoire avec les pièces justificatives à votre Seigneurie[^3], ne faisant aucune autre démarche, espérant dans la justice[^4].</p><p style="margin-top: 0cm">Je suis avec respect, Seigneur général, votre très humble et très obéissant serviteur[^5],</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Buonaparte</h3><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Louis César de Lance de Chevrezy de Lance (1724-1802), lieutenant-colonel (1769), colonel du régiment de La Fère (1778), maréchal de camp (1788), mis à la retraite en 1791 après huit campagnes, huit batailles et seize sièges. Il commande le régiment dans lequel sert Bonaparte. [^2]: <span></span>Selon les Mémoires de Joseph (t. I, p. 43), c’est à ses promenades aux Salines en compagnie de ses frères que les médecins attribuèrent la « fièvre maligne » dont ils « faillirent être victimes » en 1791. (<i>cf.</i>Th. Iung,<i>Bonaparte et son temps</i><i>1769-1799</i>, Charpentier et Cie, 1883, t. 1, p. 249). [^3]: Un certificat médical a été joint au courrier. [^4]: Bonaparte obtiendra un congé de quatre mois avec appointements. [^5]: Expédition autographe, Bibliothèque municipale de Nantes, 639/5.</body> |