CG1-0037.md

identifiantCG1-0037.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1790/02/10 00:00
titreNapoléon à Joseph Fesch
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 37. - </b>À Joseph Fesch</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bastia, 10 [février ou mars 1790][^1]</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">Monsieur le vicaire général,</p><p style="margin-top: 0cm">J’espère que vous ne prendrez pas la mauvaise habitude de faire lire vos lettres à personne. Ce qui est de moi à vous, n’est pas de moi à un autre.</p><p style="margin-top: 0cm">Il y a des probabilités pour Joseph ; cependant aucune certitude. L’on bourdonne de l’obliger à montrer son extrait baptistaire. Il est donc indispensable que vous fassiez ce que je vous ai chargé. Mettez dans votre confidence Coti[^2] qui pourra<i><b> </b></i>s’en acquitter mieux que personne. Par ce moyen, lorsque l’on montrera l’extrait baptistaire de Joseph Napoléon, moi je montrerai le mien de 1767[^3], ce qui argumentera en sa faveur. Ne perdez pas un moment.</p><p style="margin-top: 0cm">Je voudrais que vous profitiez de ces jours pour achever l’affaire de St. Antonio. Que Olivieri parle à [Bocognano][^4] et vous, parlez à Paolina Peraldi[^5] [^6]. Je crois que c’est le moment favorable, il ne faut pas attendre plus longtemps, car si Joseph ne réussissait, tout serait perdu[^7].</p><p style="margin-top: 0cm">Si l’on nous sentencie contraire, vous m’enverrez tout de suite l’appel, il n’y a pas un moment à perdre.</p><p style="margin-top: 0cm">Suivez mon conseil ; vous vous en trouverez bien.</p><p style="margin-top: 0cm">Braccini[^8] et Coti vous montreront leurs lettres. Vous y verrez les nouvelles du moment. Rossi[^9] est à Bastia.</p><p style="margin-top: 0cm">Maestro Matteo de Bogognano viendra pour arranger le moulin. Il a fallu la protection de Bonelli[^10] pour l’y faire venir. Ainsi, que Joseph se mette en règle pour que tout soit prêt.</p><p style="margin-top: 0cm">J’attends mes lettres de France avec intérêt.</p><p style="margin-top: 0cm">Embrassez Maman et les petites, sans oublier Mr. Louis[^11].[^12]</p> [^1]: Date présumée (voir note 3). [^2]: Procureur-syndic du district d’Ajaccio. [^3]: Bonaparte parle de son acte de baptême de 1767 alors qu’il est né en 1769 et a été baptisé en 1771. Ce mélange de date s’explique par la candidature de Joseph Bonaparte à la municipalité d’Ajaccio. En effet, Joseph (baptisé sous le prénom de Joseph Nabulion le 8 janvier 1768) n’a pas l’âge légal (25 ans) pour être élu. Il semble qu’avec la complicité de Coti, les Bonaparte aient fait faire de faux actes de baptêmes pour le vieillir, peut-être en utilisant ceux de leurs frères et soeurs morts en bas âge (notamment celui d’un premier Napoléon Bonaparte mort en bas âge en 1765) ou d’autres copies (on sait par exemple qu’il existe une copie de l’acte de baptême de Joseph daté de juillet 1782 où figure seulement son deuxième prénom, Nabulion). Cette affaire a entraîné une controverse sur la date de naissance du « vrai » Napoléon, notamment à cause de cette mention à son « acte baptistaire de 1767 » daté de… 1768. [^4]: Bocognano, particulier corse en relation avec les Bonaparte. [^5]: <span></span>Peraldi di Zicavo, lieutenant au 2<sup>e</sup>bataillon de volontaires corses en 1792. [^6]: Écrit « Peraldy ». [^7]: Nous n’avons pas pu en découvrir davantage sur cette affaire de Saint-Antonio. [^8]: François Braccini, marchand à Ajaccio, proche des Bonaparte. [^9]: Antoine-François ou son frère Camille ou leur cousin. [^10]: Ange-Mathieu Bonelli. [^11]: Louis Bonaparte, alors âgé de 12 ans. [^12]: Expédition autographe, Archives nationales, 400 AP 137.</body>
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