| identifiant | CG1-0027.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1789/05/10 00:00 |
| titre | Napoléon à l’archidiacre Lucien Bonaparte |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 27. - </b>À l’archidiacre Lucien Bonaparte</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[Seurre, entre le 5 et le 10 mai 1789]</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">[…][^1] étant fort nombreuses ont dû être un peu bruyants. Il y eut des discussions, celle du faubourg Saint-Antoine, et un marchand de papier avança que le peuple pouvait vivre avec 15 sols par jour[^2]. Ce propos transpira. Les ouvriers s’attroupèrent, coururent les rues, bouleversèrent de fond en comble la maison dudit fabricant, ensuite coururent les rues. L'on dit qu’ils menacèrent entre autres de piller l’hôtel d’Artois, de Bourbon et de Conti. Des régiments qui arrivèrent, soutenus par le guet, les gardes françaises et suisses, apaisèrent tout moyennant […] fusil […] ils ont réussit […] et de tuiles […] l'ont arrêté 17 [personnes qui ont été] jugés prévôtalement et sont pendus deux par jour. L'on dit qu’ils parlent beaucoup à leur testament de mort. M. le duc d’Orléans, en conséquence de ses principes, a demandé que ses hommes fussent remis entre les mains de leurs juges naturels. J’ai gagné mon pari, les États étant remis au 11 mai[^3]. La procession s’est cependant faite le 4 du même mois, mais l’ouverture ne se fera que le 11. L'on disait l'empereur mort mais cette nouvelle ne s'est pas confirmée. […] vit bien […] j'en sortirai. […] Le temps commence à devenir beau et ce pays est superbe. J’ai été à Cîteaux, qui n’est qu’à deux lieues d’ici. C’est le chef-lieu des Bernardins. Cette maison a <…>[^4] de rente. L’abbé est en même temps général de l’Ordre. Il m’a donné <…> son dîner et m’a fait boire du vin délicieux. M. de Bissy[^5], lieutenant général et gouverneur d’Auxonne[^6], qui demeure dans son château, à une lieue d’ici, nous a envoyé prier d’aller lui demander à dîner. C’est un homme qui était l’ami intime de Louis XV. Il a trois ou quatre cent mille livres de rente. […][^7]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Une partie de la lettre est déchirée. [^2]: Pillage de l’hôtel du marchand de papiers peints Réveillon, 27 avril 1789. [^3]: Voir ci-dessus, n° 26. L’ouverture des États généraux par le roi a lieu le 5 mai. [^4]: Illisible. [^5]: Claude de Thiars, comte de Bissy (1721-1810) gouverneur du Languedoc avant la Révolution [^6]: Bissy a été gouverneur du Languedoc, pas d’Auxonne. Son château se trouve à Pierre-de-Bresse. [^7]: <span></span>Expédition autographe, AN, 400 AP 137, d. 3, p. 6 (Ernest d’Hauterive,<i>Revue des Deux-Mondes</i>du 15 décembre 1931).</body> |