| identifiant | CG1-0024.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1789/04/02 00:00 |
| titre | Napoléon à la Guillaumye, intendant de Corse |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 24. - </b>À La Guillaumye, intendant de Corse</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Auxonne, 2 avril 1789</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">Monsieur,<sup> </sup> </p><p style="margin-top: 0cm">Pardonnez si, jusqu’au centre des plaisirs, je viens vous importuner de mes affaires[^1]. Depuis 3 ans que l’on nous a promis des indemnités pour cause de la résiliation de notre contrat d’établissement d’une pépinière de mûriers, depuis 3 ans que le procès-verbal en a été dressé et que vous avez eu la bonté de l’envoyer à la cour, nous n’en entendons cependant pas parler.</p><p style="margin-top: 0cm">Ce retardement produit le tort le plus éminent à nos affaires que cette entreprise a beaucoup dérangées... Vous êtes convenu de la justice de nos prétentions et je sollicite aujourd’hui votre bonté, afin que, comme protecteur de la justice, vous daigniez nous la faire rendre.</p><p style="margin-top: 0cm">Vous savez, monsieur, que, l’année dernière, nous n’avons délivré que 4 à 5 000 arbres, tandis que nous en avions 10 000 bons à être transplantés, cette année nous n’en avons délivré que quelques centaines, et cependant le roi devait en prendre encore 10 000. Cela fait de frais de cultivation qui nous ruinent, et je ne puis vous dissimuler que la pépinière est aujourd’hui dans le plus mauvais ordre.</p><p style="margin-top: 0cm">Il faut cependant prendre un parti et il n’est pas juste que nous en soyons encore la victime... J’[attends] la réponse que vous me ferez l’honneur de me faire, et tout aussitôt je prendrai mes mesures en conséquence… Il faut bien jouer le tout ou rien lorsqu’il n’y a pas d’autre parti à prendre. Je suis charmé que cette circonstance me procure l’occasion de me renouveler à votre souvenir.[^2]</p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Buonaparte, officier d’artillerie</h3><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm; "> <br/> </p> [^1]: L’intendant se trouve alors à la cour. Bonaparte lui écrit au sujet de l’affaire de la pépinière (voir n° 9 et suivantes). [^2]: Copie d’expédition, Archives nationales, 400 AP 1.</body> |