| identifiant | CG1-0018.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1788/02/12 00:00 |
| titre | Napoléon à la Guillaumye, intendant de Corse |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 18. - </b>À La Guillaumye, intendant de Corse</h1><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ajaccio, 12 février 1788</h2><p style="margin-top: 0cm"><br/> </p><p style="margin-top: 0cm">Madame Angela Maria Pietrasanta[^1], Pietro Costa[^2], M. Borron[^3] et plusieurs autres personnes désirant avoir des mûriers sur ma pépinière[^4] m’avait demandé des renseignements sur les démarches à faire pour obtenir votre ordonnance.</p><p style="margin-top: 0cm">En conséquence, ils avaient fait faire des trous et ont demandé à messieurs les officiers municipaux des certificats précédés d’une descente dans les endroits où ils avaient fait travailler.</p><p style="margin-top: 0cm">M. le podestat[^5] a répondu que l’ordonnance que vous avez fait afficher pour cet objet ne leur ayant pas été communiquée, ils n’étaient pas dans le cas de faire ce travail.</p><p style="margin-top: 0cm">Je me suis en conséquence adressé à votre subdélégué afin de ne perdre aucun temps qui est précieux dans cette saison. Après diverses recherches dans ses cartons, M. Sou[i]ris[^6] [^7] n’en a pas trouvé de copie. Je prends donc la liberté de vous prier de vouloir bien communiquer votre ordonnance à messieurs les officiers municipaux ou de prendre tout autre parti qui puisse faire cesser cet incident.</p><p style="margin-top: 0cm">Quoique la saison soit un peu avancée[^8], je crois que cela ne doit pas vous empêcher de délivrer des ordonnances aux habitants des marines, l’air étant plus tempéré et le terrain plus arrosé.[^9]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Monsieur, votre très humble et très obéissante servante, Veuve de Buonaparte</h3><br/> <br/> [^1]: Angèle-Marie Pietrasanta, grand-mère maternelle de Napoléon, fille de Giuseppe-Maria Pietrasanta, conseiller au Conseil supérieur de Corse et veuve de Francesco Fesch. [^2]: Ce particulier réalise des travaux pour diverses familles d’Ajaccio. [^3]: François-Xavier Borron, chancelier de la juridiction royale d’Ajaccio avant la Révolution [^4]: Voir n° 9 et suivants. [^5]: Le podestat est le principal magistrat municipal à partir du début de la période française. En 1788, le titulaire de la fonction est Giovan Battista Tortaroli. [^6]: Jean-Pierre Souiris, contrôleur des actes et distributeurs du papier timbré à Calvi (1770) puis subdélégué de la province d’Ajaccio (1772-1788), en mauvais termes avec les Bonaparte. [^7]: Jean-Pierre Souiris était alors le subdélégué de la province. [^8]: L’intendant rejettera la requête des Bonaparte, le 27 février, la saison lui paraissant « trop avancée pour la plantation de cette espèce d’arbre » (Archives départementales de Corse-du-Sud, 1 C 26, minute de la réponse de l’intendant). [^9]: Archives départementales de la Corse-du-Sud, 1 C 26.</body> |