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CS_Hinard_16.md| identifiant | CS_Hinard_16.md |
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| fait partie de | lettres_soldats |
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| est validé | oui |
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| date | 1803/11/06 00:00 |
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| titre | Caporal François Hinard à son épouse Rosalie Passelais |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-HINARD</i> - 16 - </b> Caporal François Hinard à son épouse Rosalie Passelais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Brest, le 14 brumaire an XII [6 novembre 1803]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ma chère Rosalie, je n’ai été que 8 à dix jours à Brest, et nous avons reçu l’ordre de retourner à Quélern, j’y suis encore. J’ai reçu ta dernière lettre où j’ai vu avec peine que tu ne pouvais pas t’adresser à la femme en question ; j’attendais malgré cela une réponse à la seconde qui a dû te coûter 18 ou 20 sols, je ne pus l’affranchir parce que l’heure était passée et que je ne voulais point éprouver de retard. Je n’ai point reçu de réponse de cette lettre, si elle est en route elle aura la peine de revenir à Nantes car nous partons le 16 de Quélern pour rejoindre le bataillon à Quimper. Je t’écrirai de mon premier séjour. Je suis venu par ordre du capitaine, aider à mon sergent major à rendre les comptes, ce qui fait que j’ai écrit pour Levée[^1], il était à l’hôpital lorsque j’ai reçu ta lettre, ce qui a fait que je n’ai pu le voir dès le jour où je l’ai reçue. Je ne sais pas si nous resterons à Nantes, car je crains les bateaux plats, ce qui me ferait faire un voyage à Coutances au petit hasard. Envoie-moi je te prie les chemises que je t’ai demandées et les mouchoirs, surtout qu’il n’y en ait qu’un blanc de col, et non pas de mes petits de mousseline. Demandes-en encore de ceux à Louison ; je t’en dirai plus long dans ma prochaine au séjour. Embrasse nos mères, frères et sœurs pour moi, Passelais et son épouse, nos chers enfants et Jules.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Reçois de ton fidèle époux le baiser le plus tendre, en attendant ce bonheur de la réalité[^2].</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Hinard</h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Pierre Levée (1783), cousin d'Hinard, conscrit de l'an X, il est caporal en 1808, et réformé le 21 janvier 1810 (SHD/GR, 21YC 350).
[^2]: Collection Martin Jaillet.</body> |
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