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CS_Hinard_10.md| identifiant | CS_Hinard_10.md |
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| fait partie de | lettres_soldats |
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| est validé | oui |
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| date | 1803/07/01 00:00 |
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| titre | François Hinard à son épouse Rosalie Passelais |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-HINARD</i> - 10- </b> François Hinard à son épouse Rosalie Passelais</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Au fort de Quélern, le 1<sup>er</sup> juillet 1803[^1], 13 messidor an XI [2 juillet 1803]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Ma chère Rosalie, j’ai donc encore appris de tes nouvelles par ta lettre datée du 20 Juin que j’ai reçue hier soir. Elle m’a fait bien du plaisir d’apprendre l’état de ta santé, ainsi que celle de notre petit, et de toute notre famille. Quant à Victoire, qu’elle ne se laisse pas abattre à des réflexions qui ne peuvent que lui être mauvaises, car j’éprouve moi-même combien on est malheureux quand on est en proie à ses réflexions, vivons sur l’espérance, et ne perdons jamais courage. Car depuis huit [jours…][^2]</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> […] de la guerre ne nous porte pas dans des contrées éloignées. Combien je m’emploierai pour obtenir une permission d’aller au pays vers la fin de l’été !</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Enfin l’inspecteur que nous attendions depuis longtemps est arrivé à Brest depuis huit jours, il a passé la revue des troupes restées à Brest et nous nous [ré]jouissions d’être détachés pour n’être pas de cette revue, quand subitement il est arrivé hier matin avec deux généraux et leur aide de camp au fort, avec ordre de se préparer à passer la revue dans une heure. Je ne dissimulais pas combien je me trouvais […] étant peut-être obligé de […]</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> […] d’ici si le malheur me fait rester au service. Mais il n’en a pas été de même à la revue à Brest : des adjudants majors, des adjudants sous-officiers, des officiers et capitaines ont été traités comme les derniers, et particulièrement M. Le Provost quartier-maître, auquel il a arraché son mouchoir, et l’a traité de cochon, de malpropre, enfin il n’avait ni sur lui, ni en sa personne tout ce qu’il désirait, et il paraît presque certain qu’il sera cassé de la place, ce dont je suis encore fâché, étant à portée de m’être utile ; il s’en est plaint encore hier à notre revue. Je t’en dirai le résultat plus tard, passons à un objet plus intéres[sant…]</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> […] à vous, je recevrai peut être également […] celle-ci, je forme des vœux pour qu’elle s[…] Je les compte avec autant de peine que [...] si ton état ne t’avait pas permis de me […] lettres que tu me feras écrire ; oblige ton […]de lui écrire, qu’il me sera pénible de […] ton état et que tu ne puisses les sign[er…] perds dans mes idées, et si je mi arrê[te..] Embrasse Victoire pour moi, nos mères, frères […] nouvelles, embrasse également Jules pour moi, […] pour mettre à la messagerie ce que je vous ait p[…] Reçois ma chère amie le baiser le plus tendre […] </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Trois conscrits de ma compagnie sont désertés, et sont rep[ris…] fait grâce, par les sollicitations du capitaine, il y en a plus […] autres demain vont être dégradés à la parade à Brest et […][^3]</p>
[^1]: La conversion en calendrier chrétien est de la main de l’auteur, mais le 13 messidor an XI correspond au 2 juillet 1803.
[^2]: Seul le quart supérieur de cette lettre a été conservé.
[^3]: Collection Martin Jaillet.</body> |
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