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CS_Simonet_45.md| identifiant | CS_Simonet_45.md |
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| fait partie de | lettres_soldats |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/05/28 00:00 |
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| titre | Sous-lieutenant Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-SIMONET</i> - 45 - </b> Sous-lieutenant Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay fils, marchand de bois à Neuvey département de l’Yonne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> De Maëstricht, le [1er juin] 1813[^1]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je suis bien inquiet de ce que vous ne daignez pas me rendre réponse sur les lettres que je vous ai écrites, surtout celle de Tours, que je m’attendais de trouver la réponse à Dunkerque. Vous m’avez fait un tort considérable en ne m’en mandant pas de réponse à Dunkerque vu que j’étais pour partir pour l’Armée du Nord. Comme vous voyez que je suis en route pour l’Armée de Russie, notre destination est à Magdebourg en Prusse pour y prendre de nouveaux ordres.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je jouis de bonne santé jusqu’à ce jour. J’ai vu jusqu’à ce jour que vous m’avez marqué bien des postes, vu que vous m’avez dit avoir écrit au colonel en Espagne et plusieurs lettres que vous dites avoir écrites.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai cru que c’était la vérité, mais je vois que celle de Tours, que vous ne m’en mandiez point de réponse, vu qu’en France il n’y a point de retard pour la poste, je le tiens pour bon que cela vient de votre faute. J’espère que vous serez un peu plus [pressant pour me] rendre réponse, j’espère obtenir cela de votre bonté. Je vous prie aussi de m’en faire passer sur-le-champ cent francs, outre les trois louis que je vous ai demandés. Si les trois louis sont en route, vous m’enverrez cent francs outre cela comme je vous le marque, et de me rendre réponse le plus tôt possible, vous m’obligeriez infiniment.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Vous adresserez la lettre à Magdebourg.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je finis en vous embrassant du plus profond de mon cœur, et je suis pour la vie votre filleul.</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Simonet, sous-lieutenant </h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/>
</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Voilà mon adresse : A M. Simonet, officier au 4<sup>e</sup> bataillon du 55<sup>e</sup> régiment de ligne à Magdebourg en Prusse, Armée du Nord. Vous m’en direz des nouvelles du pays, je n’oublie jamais ma marraine Vous ne m’en avez pas parlé dans la dernière lettre que j’ai reçue de vous, et j’espère que vous ne commettrez plus cette faute à l’avenir. Veuillez bien faire des compliments à ceux qui s’informent de moi, mais je crois bien que les compliments vous resteront car je n’en vois guère qui demande de mes nouvelles.[^2]</p>
[^1]: Cette lettre ne comporte pas de date. Elle a été réceptionné par Jean-Baptiste Darlay le 20 juillet. Il y note par ailleurs : « Répondu le 26 juillet 1813 et envoyé 100 francs. »
[^2]: Expédition, collection privée, copie, Fondation Napoléon.</body> |
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