|
CS_Simonet_42.md| identifiant | CS_Simonet_42.md |
|---|
| fait partie de | lettres_soldats |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1812/03/14 00:00 |
|---|
| titre | Sergent Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-SIMONET</i> - 42 - </b> Sergent Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay fils, marchand de bois à Neuvey département de l’Yonne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Antequera, le 14 mars 1812</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon cher parrain, je vous écris la présente pour assurer mes respects et pour vous dire que je suis bien en peine de savoir d’où provient que depuis trois ans que je n’ai pas reçu de vos nouvelles et voilà la sixième lettre que je vous écris sans avoir reçu aucune nouvelle[^1]. Je ne sais à quoi attribuer cela, je ne sais pas si c’est que vous ne voulez pas me faire réponse ou si cela vient des postes qui sont arrêtées en route car je vois que toute l’armée est presque comme moi à cet égard.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Veuillez donc me donner la satisfaction de me rendre réponse sitôt la présente reçue. </p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je ne sais à quoi m’accoutumer, je suis prêt à écrire au juge de paix du pays. Comme nous sommes tous malades peut-être que le malheur qui m’accable et qui règne sur moi aurai-je encore celui de ne plus vous avoir pour consolateur, car c’est de vous que je tiens tout mon espoir et mes bienfaits.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je ne sais si vous avez reçu les lettres que je vous ai écrites, mais si vous les avez, vous avez les souffrances que j’ai endurées ; je n’ai pas cru vous marquer les peines et souffrances que j’ai endurées car le cœur le plus dur ne pourrait s’empêcher de verser des larmes, et nul homme ne croirait les tourments et peines que j’endure.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je finis en vous embrassant de tout mon cœur et je suis pour la vie votre filleul.</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Simonet, sergent</h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/>
</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Veuillez avoir la bonté de me faire passer une cinquantaine de francs le plus tôt possible.
Mon adresse est toujours la même. [^2]</p>
[^1]: Darlay a écrit au colonel Henry César Auguste Schwiter (1768-1839) début 1812 pour tenter d’avoir des nouvelles de Simonet. Schwiter a répondu de Jaen le 14 février 1812 : « Monsieur le nommé Simonet dont vous vous informez est présent à la compagnie de voltigeurs du deuxième bataillon de mon régiment. Votre lettre lui sera communiquée afin qu’il vous donne lui-même de ses nouvelles. J’ai l’honneur de vous saluer. »
[^2]: Expédition, collection privée, copie, Fondation Napoléon.</body> |
|---|
| |
|