CS_Simonet_35.md

identifiantCS_Simonet_35.md
fait partie delettres_soldats
est validéoui
date1805/08/04 00:00
titreSergent Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-SIMONET</i> - 35 - </b> Sergent Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay fils, marchand de bois à Neuvey département de l’Yonne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Boulogne-sur-Mer, ce 16 thermidor an XIII [4 août 1805]</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon parrain, pour répondre à votre lettre datée du vingt-quatre messidor c’est avec joie que je l’ai reçue et que j’ai appris que vous vous portez bien, pour quant à moi je me porte assez bien pour le moment, je souhaite que la présente vous trouve de même.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Vous m’aviez promis de me donner le détail de l’argent que vous pouviez avoir à moi et vous ne m’en dites rien. Je vous prie de régler tous les ans avec mes beaux-frères puisque vous voulez leur laisser entre les mains ce qu’ils me doivent et me dire le montant de la somme qu’ils doivent depuis qu’ils tiennent mes terres, et à quelle somme se monte la somme que doit ma tante Durlot pour savoir à quel prix la maison a été évaluée, et pour savoir combien nous avons été d’héritiers.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Pour quant au vin que vous avez chez vous, vous pouvez le garder, si vous n’avez pas d’argent pour payer le vigneron et pour acheter des tonneaux, vous pouvez en demander à mes beaux-frères.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Pour à l’égard des nouvelles de la guerre, je ne vous en dirai rien, que nous avons passé la revue du ministre[^1] le 19 messidor et que nous venons de passer celle de l’Empereur le seize thermidor[^2] et l’on travaille toujours à approvisionner les bateaux et tout ce qu’il est nécessaire pour la descente. Nous n’avons pourtant que sept lieues à passer pour arriver aux côtes d’Angleterre, mais nous préférerions avoir quatre cents lieues par terre que sept par mer.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je finis en vous embrassant de tout mon cœur, et je suis pour la vie votre filleul.[^3]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Simonet, sergent</h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Berthier, ministre de la Guerre. [^2]: Le 4 août 1805, Napoléon passe en revue les 112 000 hommes d’infanterie du camp de Boulogne alignés sur la laisse de basse mer depuis Boulogne jusqu’au cap Gris-Nez (15 km !). [^3]: Expédition, collection privée, copie, Fondation Napoléon.</body>