CS_Simonet_29.md

identifiantCS_Simonet_29.md
fait partie delettres_soldats
est validéoui
date1804/06/20 00:00
titreSergent Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-SIMONET</i> - 29 - </b> Sergent Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay fils, marchand de bois à Neuvey département de l’Yonne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> De Boulogne-sur-Mer, 1<sup>er</sup> messidor an XII [20 juin 1804] premier du règne de l’Empire</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon parrain et marraine, la présente est pour répondre à la vôtre en date du 20 prairial qui m’a faite un sensible plaisir, d’apprendre que vous jouissez d’une parfaite santé pour quant à nous en sommes de même pour le moment. Je souhaite que la présente vous trouve de même grâce à Dieu. Vous m’aviez promis de me donner un détail de l’argent que vous pouvez avoir à moi et du revenu de mon bien. Je vous prie de vouloir bien me donner cela dans la réponse de la présente, vous obligeriez celui qui met toute son espérance en vous et qui ne vous oubliera jamais de sa vie.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Vous me dites que le blé va augmenter de prix, je le crois de même car il court un bruit qu’il va être marchandé et si cela a lieu, vous allez voir que tout va augmenter de prix. Où nous sommes, le pain vaut 3 sols et demi la livre, la viande vaut 24 sols, le porc vaut jusqu’à 40 sols la livre. Le vin vaut 24 et 30 la bouteille, et du vin qui n’est pas comme celui de nos pays.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous dire que l’on espère du nouveau au premier vendémiaire mais que je tremble que cela n’arrive pas. Vous me direz ce qui se passe au pays, voir ce que l’on dit de nouveau les bruits qui se répandent par le pays.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Vous direz à mon oncle Davion[^1] que son fils est bien en peine, pourquoi, il ne reçoit pas de réponse sur sa lettre. Rien autre chose à vous marquer pour le moment que je finis en vous embrassant de tout mon cœur.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Bien des compliments à tous nos parents. Je suis pour la vie votre filleul.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Vous me dites que vous me donnerez des connaissances à Boulogne, j’en ai bien que de trop pour mon bonheur, car il me faudrait bien un louis par jour pour tenir. Vous me ferez passer de l’argent.[^2]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Simonet, sergent</h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Jean-Baptiste Davion (né le 25 novembre 1769), entré au 55<sup>e</sup> de ligne le 22 octobre 1797, il sert à la 5<sup>e</sup> compagnie du 1<sup>er</sup> bataillon. Il est réformé à la revue du général Carra Saint-Cyr et congédié le 3 octobre 1805. [^2]: Expédition, collection privée, copie, Fondation Napoléon.</body>