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CS_Simonet_20.md| identifiant | CS_Simonet_20.md |
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| fait partie de | lettres_soldats |
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| est validé | oui |
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| date | 1803/07/16 00:00 |
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| titre | Caporal Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-SIMONET</i> - 20 - </b> Caporal Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay fils, marchand de bois à Neuvey département de l’Yonne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> De Saint-Omer, ce 27 messidor an XI [16 juillet 1803] de la République française </h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon cher parrain et marraine, je me presse de vous rendre réponse sur la lettre que vous m’avez écrite en date du 27 prairial que je viens de recevoir avec l’argent. Je vous dire que nous avons [<i>sic</i>] parti de Rouen le vingt-quatre prairial, de là nous sommes venus à Eu, de là nous avons été à Lille en Flandre pour passer la revue du Premier consul.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Le général de division nous avait destinés pour rester à Lille pour garnison, mais le Consul nous a renvoyés à Saint-Omer en Artois où nous sommes présentement. Nous venons de passer la revue de l’inspecteur. Il n’y a point de congé cette année ici, ce qui me fait désespérer de tout car je suis au désespoir de ma vie, je me vois soldat pour le reste de mes jours, pour un tas de va-nu-pieds comme moi qui en font plus que le diable leur en commande. Lorsque l’on dit la vérité à une personne, il se trouve offensé.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Je vous dire ce qui me fait le plus de peine c’est que nous sommes de l’armée d’Angleterre, c'est-à-dire que nous sommes pour la descente et je crois bien boire et ne guère manger car les anglais nous appellent les enfants perdus. Je vous dirai que nous allons camper sous huit jours. Nous sommes à cinq lieues de la mer du port de Boulogne. Je vous prie de me faire passer un certificat en bonne forme, un peu mieux stipulé que ceux que vous m’avez envoyés jusqu’à ce jour. Surtout ne manquez pas mon adresse, la voilà : au citoyen Jean-Antoine Simonet caporal dans la cinquième compagnie du premier bataillon de la cinquante cinquième demi-brigade de ligne en garnison à Saint-Omer. Je vous prie de me rendre réponse sitôt la présente reçue.</p>
<p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Rien autre chose à vous marquer pour la présente. Je finis en vous embrassant de tout mon cœur ainsi que ma marraine et tous ceux qui s’informent de moi, je suis pour la vie votre filleul.[^1]</p>
<h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Simonet, caporal </h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/>
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[^1]: Expédition, collection privée, copie, Fondation Napoléon.</body> |
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