CS_Simonet_11.md

identifiantCS_Simonet_11.md
fait partie delettres_soldats
est validéoui
date1801/08/12 00:00
titreCaporal Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-SIMONET</i> - 11 - </b> Caporal Jean-Antoine Simonet à son parrain Jean-Pierre Darlay fils, marchand de bois à Neuvey département de l’Yonne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">De Flessingue, le 24 thermidor an IX [12 août 1801] de la République française une indivisible</h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon parrain, je viens de recevoir votre lettre datée du 30 messidor que j’ai reçue le 20 thermidor, qui m’a fait un sensible plaisir de recevoir de vos nouvelles et d’apprendre que vous jouissez d’une bonne santé ; pour quant à nous nous portons bien grâce à Dieu, je souhaite que la présente vous trouve de même que nous.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> J’ai reçu aussi les vingt-quatre livres que vous m’avez envoyées, je vous prie de me dire ce qu’il se passe au pays à l’égard des militaires et autres, vous deviez me dire, voir comme sont faits les billets de partage avec mes beaux-frères, s’ils sont faits définitivement, voir s’ils ont rendu compte de ce qu’ils devaient car il me paraît qu’ils ne font pas beaucoup de cas de moi car mon beau-frère Roger n’a pas eu le cœur de me donner de ses nouvelles ; l’on dit aussi qu’en France on délivre beaucoup de congés mais là où nous sommes l’Anglais nous menace de nous en délivrer à coup de canon. Ils sont cinquante bâtiments qui bordent l’îlot ont sommé le général de se rendre sans faute de quoi ils brûleraient l’îlot ce qui nous chagrinerait beaucoup.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Vous me demandez des nouvelles de mon cousin[^1], nous sommes toujours ensemble, il ne se porte pas trop bien, il a eu la fièvre trois ou quatre fois, il vous prie de vouloir bien dire à son père qu’il lui fasse passer de l’argent car si cela continue il sera obligé d’aller à l’hôpital.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Rien autre chose à vous marquer pour le présent, je finis en vous embrassant de tout mon cœur, et je suis pour la vie votre filleul Simonet ainsi que ma marraine et tous ceux qui s’informent de moi.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon adresse est toujours la même pour le présent.[^2]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Simonet, caporal </h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Jean-Baptiste Davion (né le 25 novembre 1769), entré au 55<sup>e</sup> de ligne le 22 octobre 1797, il sert à la 5<sup>e</sup> compagnie du 1<sup>er</sup> bataillon. Il est réformé à la revue du général Carra Saint-Cyr et congédié le 3 octobre 1805. [^2]: Expédition, collection privée, copie, Fondation Napoléon.</body>