CS_Simonet_2.md

identifiantCS_Simonet_2.md
fait partie delettres_soldats
est validénon
date1798/01/05 00:00
titreJean-Antoine Simonet à son père Pierre Simonet
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CS-SIMONET</i> - 2 - </b>Jean-Antoine Simonet à son père Pierre Simonet, à Boulay district de Saint-Florentin département de l’Yonne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> D’Udine le 16 nivôse l’an sixième [5 janvier 1798] de la République française indivisible </h2> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> La présente lettre est pour vous assurer de mes respects vu que mon devoir m’y oblige au commencement de cette nouvelle année envers vous.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Cher père et mère, je vous fais mes compliments et je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ma sœur Marguerite, mon parrain et ma marraine ainsi que tous nos parents et au père Picard et son fils. Je vous dirai que je n’ai pas reçu de vos nouvelles depuis le mois de brumaire dernier. Je voudrais bien savoir si cela est parvenu par les lettres ou bien que ce fut à cause de votre maladie, je vous en prie dites le sujet pourquoi vous ne m’avez pas écrit car je suis bien inquiet de ne pas avoir de vos nouvelles. Je vous dirai que j’ai reçu six livres que vous m’avez envoyées. Je vous dirai que j’ai été chez notre adjudant-major 15 jours, et j’ai reçu une vingtaine de francs, avec ce que vous m’avez envoyé, je me suis acquitté de ce que je devais. Comme je vous l’avais marqué dans plusieurs lettres, je ne dois plus rien à personne, grâce à Dieu. Mais il y a bien deux semaines que je n’ai pas un liard car on nous doit trois mois, on ne parle pas de nous payer, je vous prie de me dire si vous affranchissez les lettres quand vous m’envoyez de l’argent, car la dernière que j’ai reçue, elle m’a coûté vingt sols de port et six sols pour le sol par livre. Je vous dirai que j’ai reçu un habit, une veste, une culotte, il n’y que des chemises que je n’ai pas du tout. Je vous prie de me faire passer un peu d’argent si vous le pouvez, vous ne pouvez pas me rendre une plus grande satisfaction dedans ce moment ici. Je vous dirai que l’on nous dit que nous devons partir pour aller dans le Milanais, d’autres qui disent que nous allons aller dans les îles, il y a d’autres qui disent que nous devons aller en Angleterre, d’autres qui disent que nous devons rentrer en France.</p> <p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"> Mon adresse est au citoyen J.A. Simonet : Soldat dans la cinquième compagnie, premier bataillon de la 55e demi-brigades, division de Baraguey d’Hillers[^1], en garnison à Udine dans la Venise. Rien autre chose à vous marquer pour le présent que bien des compliments, et je suis pour la vie votre fils.[^2]</p> <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">J.A. Simonet</h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/> </p> [^1]: Orthographié : « Baraguillée », il s’agit de Louis Baraguey d’Hilliers (1764-1812). [^2]: Expédition, collection privée, copie, Fondation Napoléon.</body>
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