CG4-9227.md

identifiantCG4-9227.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1804/09/19 00:00
titreNapoléon à Barbé-Marbois, ministre du Trésor public
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 9227. - </b>À Barbé-Marbois, ministre du Trésor public</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Coblence, 2<sup>e</sup> jour complémentaire an XII [19 septembre 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Vous trouverez ci-joint l'état que m'envoie le ministre de la Guerre</font>[^1]<font color="#000000">. Il en résulte que la solde ne doit monter qu'à 8 684 000 francs pour vendémiaire ; encore, sur cette somme, y a-t-il des observations à faire.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">On a porté en plus le 5</font><font color="#000000"><sup>e</sup></font><font color="#000000"> régiment de ligne, qui n'est plus en Étrurie ; mais il fallait porter en moins le 62</font><font color="#000000"><sup>e</sup></font><font color="#000000">, qui n'est plus en Piémont et qui est passé à la solde de l'Étrurie.</font></p><p lang="fr-FR">Le second bataillon ligurien ne doit pas également être soldé ; ces bataillons étaient au nombre de deux ; l'un, qui est à Tarente, est à notre solde ; le deuxième, qui est à Gênes, doit être soldé par la République ligurienne.</p><p lang="fr-FR">On a porté les vélites pour 3 000 ; je ne sais pour quelle raison, puisque leur complet est de 1 600, et qu'ils ne sont pas aujourd'hui plus de 11 à 1 200.</p><p lang="fr-FR">Vous demandez dans votre rapport 9 300 000 francs ; il est vrai que vous y comprenez le pain blanc ; mais le ministre, même en l'y comprenant, et malgré les petites erreurs que j'ai remarquées, ne demande que neuf millions.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Le ministre de la Marine</font>[^2]<font color="#000000"> m'avait assuré que les troupes embarquées sur les vaisseaux de guerre, ainsi que celles qui sont dans les colonies, étaient payées par la marine ; ce fait est facile à vérifier. Qui est-ce qui paye les garnisons des escadres de Toulon, de Brest et de l'île d'Aix ? Si c'est la marine, vous vous trouverez demander beaucoup trop.</font></p><p lang="fr-FR">Faites passer au ministre de la Guerre l'état, puisqu'il le demande.</p><p lang="fr-FR">Il faut avoir soin, dans les distributions du mois, de porter en tête du crédit fait à l'Administration de la guerre la portion des huit millions destinée à la partie de la masse qui se paye comme solde, et qui doit être prise sur les fonds de l'Administration de la guerre. Il y a également trois millions, qui se payent comme solde, sous le titre de fournitures de campagne. Le retard du payement de ces deux objets au Trésor public ne laisse pas que de porter de la confusion dans la question de la solde. Il faut aussi avoir soin de veiller à ce que le pain blanc ne se donne qu'aux présents et non à l'effectif.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Je reste toujours convaincu que cette partie mérite toute votre sollicitude, et qu'il est possible d'y faire des économies importantes. Je désirerais qu'on fît successivement vérifier les trente-six payeurs ; ce n'est que par ce moyen qu'on peut connaître les abus qui existent dans ce service. Je demeure persuadé que huit millions, non compris le pain, doivent être suffisants pour la solde</font>[^3]<font color="#000000">.</font>[^4]</p> [^1]: Berthier. [^2]: Decrès. [^3]: Voir ci-dessous. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, fructidor an XII, n° 94.</body>