CG4-9214.md

identifiantCG4-9214.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1804/09/14 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 9214. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Cologne, 27 fructidor an XII [14 septembre 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Monsieur Fouché, ministre de la Police, j'ai vu avec peine dans les journaux que le conseiller d'État du 1</font><font color="#000000"><sup>er</sup></font><font color="#000000"> arrondissement</font>[^1]<font color="#000000"> avait envoyé le signalement de M. Octave Ségur</font>[^2]<font color="#000000">, comme si toutes les probabilités n'étaient pas que cet homme fût noyé ; s'il en était autrement, ce serait un événement bien extraordinaire et que la police ne devrait jamais divulguer, car il ne tend qu'à effrayer, et la sûreté est, comme tout le reste, une affaire d'opinion.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Je vous renvoie l'état des individus en surveillance à la préfecture de police. Comme il faut accoutumer à obéir aux règlements, faites rechercher s'il y en a de compris dans l'ordonnance de police et qui ne s'y soient pas rendus ; il est nécessaire que vous vous fassiez rendre compte de la conduite et de la moralité de ces individus, et que ceux dont la présence à Paris pourrait avoir des inconvénients, surtout ceux qui ont fait la guerre de la Vendée, en soient éloignés sans délai à trente ou quarante lieues. Je pense que vous supprimerez alors l'obligation où ils sont de se présenter à la préfecture de police, ce qui, comme vous l'observez très bien, offre plus d'inconvénients que d'avantages.</font>[^3]</p> [^1]: <span></span> Réal a été nommé à la tête du 1<sup>er</sup> arrondissement de police. [^2]: Octave de Ségur fils du grand-maître des cérémonies, il a abandonné son poste de sous-préfet (voir ci-dessus n° 9101). [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 865, fructidor an XII, n° 80.</body>