CG4-9182.md

identifiantCG4-9182.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1804/09/06 00:00
titreNapoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 9182. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Aix-la-Chapelle, 19 fructidor an XII [6 septembre 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Je désire qu'on place sur chacun des vaisseaux de guerre six ou même dix obusiers de 8 pouces, installés comme ils le sont sur les canonnières. Je pense que le résultat n'en pourrait être qu'avantageux, car les vaisseaux, à 1 000 toises, pourraient se servir de ces obusiers comme de six ou dix mortiers jetant un obus ou bombe de 44 livres pesant ; à 300 toises, ils pourraient les tirer dans le bois, et même avoir quelques coups de mitraille ; mais je conçois le principal avantage en les tirant en bombes ; ils équivalent à des pièces de 72. Vous savez combien cette arme est aujourd'hui utile à nos canonnières. Le mât du brick</font>[^1]<font color="#000000"> anglais, au Havre, a été cassé par un de ces obusiers. Faites envoyer le modèle de l'affût à Brest, Rochefort et Toulon, et faites-en faire l'essai. On peut tirer cet obusier du milieu des vaisseaux, à bâbord, à tribord, sur l'avant, sur l'arrière, selon les circonstances, et il ne pèse que 1 100 livres ; j'oserais m'en promettre un bon effet. Pour en faire l'essai, les directions de la terre de Toulon, Rochefort et Brest pourront en prêter de ceux de l'armement de la place, et d'ici à un mois il serait très facile d'en fournir autant qu'il serait nécessaire pour armer tous nos vaisseaux de guerre. Faites-moi connaître les objections que les ingénieurs ou vous, pourriez avoir contre cette idée. Il est de fait que nos vaisseaux ne sont pas assez armés. Mon idée serait de placer ces obusiers en supplément de l'armement actuel des vaisseaux, sans en diminuer une seule bouche à feu.</font>[^2]</p> [^1]: <span></span> Servant à l’origine pour le commerce, petit bâtiment de guerre, à deux mâts, très rapide, portant une quinzaine de voiles et long de 30 mètres environ. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 865, fructidor an XII, n° 53.</body>