| identifiant | CG4-9085.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1804/08/13 00:00 |
| titre | Napoléon au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 9085. - </b>Au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-GB" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ostende, 25 thermidor an XII [13 août 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Mon cousin, répondez au général Gouvion Saint-Cyr</font>[^1]<font color="#000000"> que je ne pense pas qu'il doive être alarmé du passage des troupes russes</font>[^2]<font color="#000000"> ; que je suis exactement instruit du nombre qui en arrive, par Constantinople ; qu'il y a moins de 9 000 hommes à Corfou</font>[^3]<font color="#000000"> ; qu'il n'y a pas de possibilité que les Russes entreprennent rien avec si peu de troupes ; que, si elles étaient augmentées, ses troupes le seraient en conséquence ; qu'il doit jeter un coup d'œil sur les Polonais</font>[^4]<font color="#000000">, que </font><font color="#000000"><i>l’on dit</i></font><font color="#000000"> </font><font color="#000000"><i>avoir</i></font><font color="#000000"> aujourd'hui des relations avec les Russes. S'il n'était pas parfaitement sûr de la fidélité de ce corps, il faudrait qu'il en instruisît sans délai.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Le commandant de la citadelle de Besançon</font>[^5]<font color="#000000"> ayant laissé s’échapper Bourmont et d'Andigné</font>[^6]<font color="#000000">, vous me présenterez un arrêté pour le destituer et vous me proposerez pour le remplacer un </font>homme ferme et sûr. Faites connaître aux commandants des châteaux de Bouillon[^7], de Ham[^8], d’If[^9], etc… qu’ils sont responsables des prisonniers et qu’ils doivent prendre des mesures<font color="#000000"> sûres pour ne pas les laisser échapper.</font>[^10]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: Général en chef des troupes à Naples. [^2]: Notamment voir ci-dessus n° 9025 et ci-dessous n° 9161 dans les notes. [^3]: La minute (Archives nationales, AF IV 865, thermidor an XII, n° 55) poursuit par « ce qui ne se porterait pas, en présents sous les armes, à 7 000 » [^4]: <span></span> Gouvion Saint-Cyr a sous ses ordres la 1<sup>re</sup> demi brigade polonaise qui est restée en Italie, les 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> formée en 113<sup>e</sup> et 114<sup>e</sup> régiment d’infanterie de ligne ont été envoyé à Saint-Domingue en janvier 1803 (voir ci-dessus n° 7439). [^5]: Le capitaine Chéron. [^6]: Voir lettres n° 8658, n° 9036 et 9074. [^7]: Le capitaine Dorival. [^8]: Le chef de bataillon Nielou. [^9]: Le lieutenant Ginieis [^10]: Expédition, Archives de l’État russe des actes anciens (RGADA), fonds 1290, op. 8, d. 18, fol. 1 r.</body> |