| identifiant | CG4-9076.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1804/08/10 00:00 |
| titre | Napoléon au général Lacuée, président de la section de la guerre du Conseil d'État |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 9076. - </b>Au général Lacuée, président de la section de la guerre du Conseil d'État</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-GB" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dunkerque, 22 thermidor an XII [10 août 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Monsieur Lacuée, président de la section de la guerre de mon Conseil d'État, j'ai dû vous envoyer le projet du ministre de la Guerre</font>[^1]<font color="#000000"> sur la répartition de la levée de la conscription de l'an XIII. Voilà le moment qui arrive, je désire que vous m'en fassiez passer les tableaux. Il n'y a pas un régiment que je n'aie vu qui n'ait reçu une centaine de conscrits boiteux, malingres et tout à fait inhabiles au service. Depuis leur arrivée aux corps, ils sont aux dépôts à nos frais, en pure perte, usent leurs habits et coûtent beaucoup d'argent. On se plaint des conseils de recrutement. On dit que le préfet influence le général, et que le capitaine de recrutement n'y a aucune influence. Il faudrait trouver un moyen de mieux composer ces conseils de recrutement, et rendre responsable l'officier commandant le département qui enverrait des hommes malingres. Toutes les fois qu'il y en aurait, le capitaine de recrutement serait tenu de le lui faire connaître par écrit, et, s'il persistait à les faire partir, on lui ferait supporter les frais du voyage. On se plaint que les remplaçants désertent ; on en donne deux raisons : l'une, que lorsqu'ils ont leur argent ils se sauvent. On voudrait donc que cet argent leur fût distribué en haute paye et fût versé dans la caisse du corps, de manière que, ces individus venant à déserter, leur corps se trouvât nanti d'une portion de l'argent. En cas que cette mesure eût quelque inconvénient, l'argent pourrait être déposé entre les mains de l'administration, de manière que, dans toute hypothèse, ces hommes en s'en allant n'emportent point l'argent. On se plaint qu'au lieu de prendre des remplaçants dans la conscription, on les prend de tout âge et de tout pays, ce qui est encore la faute, non du capitaine de recrutement, mais du conseil de recrutement. Faites-moi un projet sur ces différents objets.</font>[^2]</p> [^1]: Berthier. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 865, thermidor an XII, n° 45.</body> |