CG4-8942.md

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fait partie decorrespondance
est validéoui
date1804/06/18 00:00
titreNapoléon au maréchal Soult, commandant du camp de Saint-Omer
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8942. - </b>Au maréchal Soult, commandant du camp de Saint-Omer</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 29 prairial an XII [18 juin 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">La demande que vous m'avez faite en faveur du général Ferey</font>[^1]<font color="#000000"> a été accordée.</font></p><p lang="fr-FR">Je vois avec plaisir que les approvisionnements sont en bonne situation, et qu'à mon arrivée tous les bâtiments de transport seront armés de leurs avirons.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Les 24</font><font color="#000000"><sup>e</sup></font><font color="#000000"> et 26</font><font color="#000000"><sup>e</sup></font><font color="#000000"> d'infanterie légère seront chacun renforcés d'un bataillon d'infanterie légère hors de ligne ; et, par les états qui me sont remis, les 22</font><font color="#000000"><sup>e</sup></font><font color="#000000"> et 28</font><font color="#000000"><sup>e</sup></font><font color="#000000"> de ligne devraient avoir à leur troisième bataillon de quoi se compléter chacun à 800 hommes.</font></p><p lang="fr-FR">Il y a en partance, au Havre, 160 bâtiments, tant chaloupes canonnières que prames et péniches ; au premier temps favorable, j'espère que tous ces bâtiments vous arriveront.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Le procès des conspirateurs</font>[^2]<font color="#000000"> a beaucoup excité de bavardages dans la ville de Paris. La sentence plus qu'indulgente qu'a rendue le faible tribunal de la Seine sera exécutée aussitôt que les délais du pourvoi en cassation seront expirés</font>[^3]<font color="#000000">. Quoique j'aie fait grâce à plusieurs individus</font>[^4]<font color="#000000">, il restera une douzaine de brigands qu'il n'est pas possible de gracier et qui devront subir leur sentence. Quant au général Moreau, s'il n'a pas été condamné à mort, il a eu un jugement flétrissant</font>[^5]<font color="#000000">.</font>[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> Commandant la 2<sup>e</sup> division d’infanterie au camp de Saint-Omer. [^2]: Affaire Cadoudal. [^3]: Voir ci-dessus n° 8933. [^4]: Huit des vingt condamnés à mort (dont Armand de Polignac et Charles d’Hozier) ont vu leur peine commuée en détention à perpétuité. [^5]: Une première fois condamné à deux ans d’emprisonnement, Moreau est finalement contraint de s’exiler. Il prendra la direction des Etats-Unis, après un séjour en Espagne. [^6]: Minute, Archives nationales, AF IV 865, prairial an XII, n° 50.</body>