| identifiant | CG4-8917.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1804/05/28 00:00 |
| titre | Napoléon au contre-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8917. - </b>Au contre-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 8 prairial an XII [28 mai 1804]</h2><p lang="fr-FR">Monsieur Decrès, ministre de la Marine, par les renseignements que je reçois du Havre, il y manque de la poudre ; de sorte que la division impériale ne pourra partir qu'avec soixante coups ; il en faut cent. Voyez s'il y aurait de la poudre à Rouen, et, dans ce cas, prenez des mesures pour en faire expédier avec la plus grande diligence.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Donnez ordre au préfet maritime du Havre</font>[^1]<font color="#000000"> qu'il fasse partir sur-le-champ les 20 caïques</font>[^2]<font color="#000000"> sous l'escorte de la première division de chaloupes canonnières qui partira. Je le laisse maître de les faire partir avec ou sans canons ; il y a à Boulogne des canons qui pourront leur servir. Dans tous les cas, j'attache la plus grande importance à ce que les 20 caïques soient promptement rendues : voilà la saison de s'en servir. Si ces bâtiments partent sans canons, on pourra leur mettre le nombre de matelots nécessaire à leur navigation ; leurs équipages seront complétés à Boulogne.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Donnez l'ordre également, s'il est nécessaire de diminuer l'armement, que l'on laisse à </font><font color="#000000"><i>La Canonnière</i></font><font color="#000000"> 100 hommes et qu'on en retire 217 hommes. On embarquera à bord 150 hommes d'infanterie, qui, avec 100 hommes d'équipage, suffiront pour mettre cette frégate en état de défense dans la rade. Il y a besoin de quatre-vingt-deux pièces de canon de 24 au Havre, pour achever l'armement des bâtiments qui y sont. Il faudrait près de cent milliers de poudre. Je préférerais donc qu'on dirigeât sur le Havre l'artillerie qui est à Paris, au lieu de Dunkerque. Il manque aux corvettes impériales, au Havre, du cuivre pour le doublage. Il faut vingt pièces de bronze courtes : faites-en la demande au premier inspecteur. S'il y en a à Paris, vous en enverrez, sans quoi ces bâtiments seront provisoirement armés au Havre de quelques pièces de canon pour leur défense, et, arrivés à Boulogne, ou les armera de pièces de bronze courtes.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Il y a à Saint-Valéry-en-Caux un bateau de première espèce, 5 de deuxième et 13 péniches. Ces bâtiments n'ont point d'artillerie, qui doit leur être envoyée du Havre. Donnez contre-ordre et ordonnez aux bâtiments de Saint-Valéry de partir sous l'escorte de la première division, qui passera devant Saint-Valéry-en-Caux, et de se rendre à Boulogne, où ils prendront leur artillerie.</font>[^3]</p> [^1]: Lacrosse. [^2]: Embarcation non armée et légère, à voiles ou rames, longue et pointue, courante en Méditerranée et en Orient. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 865, prairial an XII, n° 37.</body> |