| identifiant | CG4-8901.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1804/05/25 00:00 |
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| titre | Napoléon au contre-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8901. - </b>Au contre-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 5 prairial an XII [25
mai 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Monsieur
Decrès, ministre de la Marine, il y a 7 chaloupes canonnières à
Dunkerque, armées depuis longtemps. Je désirerais connaître
pourquoi ces chaloupes ne partent pas pour se rendre à Boulogne. Il
y a à Ostende la chaloupe n</font><font color="#000000"><sup>o</sup></font><font color="#000000">
280 ; pourquoi ne part-elle pas pour Boulogne ?</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Il y a 9
chaloupes de la Garde à Calais ; donnez l'ordre qu'elles se rendent
à Boulogne. Les deux chaloupes n</font><font color="#000000"><sup>os</sup></font><font color="#000000">
207 et 209, qui sont à Dunkerque, devraient, à l'heure qu'il est,
être armées, ainsi que les deux en armement à
Saint-Valéry-sur-Somme et Gravelines ; je ne puis donc concevoir
pourquoi ces bâtiments ne partent pas. Je ne sais pas non plus
pourquoi les corvettes de pêche de Dunkerque ne vont jamais en rade.
Nous voilà en prairial, et depuis trois mois rien n'a avancé.
L'inactivité de l'escadre de Brest empêche la flottille d'Audierne
de passer, et la marine n'est point dirigée avec cette impulsion et
cette énergie qu'il est dans mon intention de lui donner.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Mon intention
est que la frégate </font><font color="#000000"><i>La Poursuivante</i></font><font color="#000000">,
de Bordeaux, embarque 200 hommes et 1 500 fusils, autant de
poudre qu'elle en pourra porter, une certaine quantité de billets de
la trésorerie, et enfin tous les approvisionnements qu'on pourra y
mettre, et qu'elle se rende à la Martinique, de manière à y
arriver pendant l'hivernage. Mon intention est que les frégates </font><font color="#000000"><i>La
Ville-de-Milan</i></font><font color="#000000">, qui est à <…>
et </font><font color="#000000"><i>Le Président</i></font><font color="#000000">,
qui est à Nantes, soient dirigées sur le même point, pour y
arriver également à la saison de l'hivernage.</font>[^1]</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Ces trois
frégates porteront, à elles trois, 600 hommes, 4 500 fusils,
de la poudre, et par là ravitailleront cette précieuse colonie.
Vous les ferez aborder à la Martinique, sur des points où elles
soient dans le cas de rencontrer le moins d'ennemis. Vous laisserez
carte blanche aux capitaines</font>[^2]<font color="#000000">
pour le retour, en les autorisant à établir une croisière de
manière à faire le plus de mal à l'ennemi, et à aborder dans tel
port que ce soit de France, sans en excepter même la Méditerranée.
Je donne l'ordre au ministre de la Guerre de vous fournir à Lorient,
Nantes et Bordeaux, les troupes et fusils nécessaires. Je désire
que, sur chaque frégate, on fasse partir d'ici un officier de terre
ou de mer, qui portera des nouvelles de France pour satisfaire la
curiosité des colons, et rapportera des nouvelles exactes de la
colonie. Autant que possible, les frégates passeront par la
Guadeloupe.</font>[^3]</p><p lang="fr-FR"><br/>
</p>
[^1]: Voir ci-dessus n° 8894.
[^2]: <span></span> Willaumez commande <i>La Poursuivante</i>, Gallier-Labrosse <i>Le
Président</i> et Reynaud<i> La Ville-de-Milan</i>.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 865, prairial an XII, n° 18.</body> |
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