| identifiant | CG4-8732.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1804/03/12 00:00 |
| titre | Napoléon au général Soult, commandant du camp de Saint-Omer |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8732. - </b>Au général Soult, commandant du camp de Saint-Omer</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Malmaison, 21 ventôse an XII [12 mars 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Citoyen général Soult, le 72</font><font color="#000000"><sup>e</sup></font><font color="#000000"> ne me paraît pas encore assez fort pour avoir un second bataillon au camp. Je vois que son premier bataillon n'est en réalité que de 750 hommes. Il faudra qu'il le complète, car je tiens spécialement à ce que les bataillons, à l'embarquement, soient plutôt à 800 hommes qu'à moins. Il ne faut point perdre de vue que j'ai aussi besoin de troupes en France, et qu'il m'est facile d'en former promptement, lorsque je laisse beaucoup de cadres d'officiers et sous-officiers. Si les préparatifs m'obligent à retarder encore l'expédition, et que les circonstances me permettent de les porter à 900 hommes, je le préférerais, en diminuant même quelques cadres de l'armée.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Je donne ordre à la 1</font><font color="#000000"><sup>re</sup></font><font color="#000000"> légère italienne de se rendre à Calais. Elle y sera casernée. Je vous recommande de porter une attention particulière à son instruction et de l'exercer à toute espèce de service.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Je ne me souviens plus de l'ordre que j'ai donné pour la formation des détachements de la 1</font><font color="#000000"><sup>re</sup></font><font color="#000000"> division de dragons à Saint-Valery. Faites-moi connaître de combien d'hommes ils sont, par régiment. Il faut les laisser embarquer pour garnisons.</font></p><p lang="fr-FR">J'approuve ce que vous avez fait relativement à la commission militaire.</p><p lang="fr-FR">Je ne suis pas assez gardé à mon quartier général. Il me faudrait des casernes ou baraques de quoi contenir trois compagnies de grenadiers. Faites choisir à cet effet une maison dans le village pour cet objet, assez à portée du village et sans cependant être trop près. S'il n'y en a pas, faites faire trois baraques en planches contenant chacune trois compagnies de grenadiers, établies sur le derrière de la maison, à peu près à cent cinquante pas. Voyez si dans le village on peut se procurer de quoi loger 50 hommes de cavalerie, outre le piquet que j'ai coutume d'y tenir.</p><p lang="fr-FR">Nul doute que vous n'ayez une bande d'assassins organisée à Boulogne. Soyez donc inflexible et faites-les saisir et fusiller. Vous avez des gendarmes d'élite. Ils doivent se déguiser en bourgeois et courir la ville. Quand j'y serai, je ferai venir des agents de Paris ; à présent j'en ai besoin partout. Ces misérables Anglais nous portent la corruption sur toute la côte.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Depuis l'arrestation de Georges</font>[^1]<font color="#000000">, nous avons arrêté des brigands subalternes ; mais nous avons encore quelques brigands à arrêter : Villeneuve, Saint-Vincent et Barco. Paris est toujours cerné, et le sera jusqu'à ce que ces brigands soient arrêtés. Je vous dirai, pour vous seul, que j'ai espoir de prendre Dumouriez. Ce misérable est près de nos frontières.</font>[^2]</p> [^1]: Cadoudal. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, ventôse an XII, n° 48.</body> |