CG4-8677.md

identifiantCG4-8677.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1804/02/19 00:00
titreNapoléon au général Davout, commandant du camp de Bruges
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8677. - </b>Au général Davout, commandant du camp de Bruges</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 29 pluviôse an XII [19 février 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Citoyen général Davout, je reçois votre lettre du 25. Remerciez le général Matthieu Dumas</font>[^1]<font color="#000000"> des renseignements qu'il me donne. On est sur la trace de Pichegru ; mais c'est toujours à quelques jours de distance. Les interrogatoires de Moreau</font>[^2]<font color="#000000"> sont faibles et d'un homme trahi par sa conscience. Avant peu de jours, cette affaire sera remise aux tribunaux ordinaires. Elle aura de l'éclat. Les preuves sont très fortes et ressortent de tous côtés. Il est prouvé, comme l'évidence, que Moreau a vu quatre fois Pichegru et deux fois Georges</font>[^3]<font color="#000000"> ; qu'il savait depuis longtemps l'existence de Georges et de sa bande à Paris. Il a tout nié, même d’avoir jamais eu des nouvelles de Pichegru depuis le 18 fructidor.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">J'ai vu avec grand plaisir ce que vous me dites de la flottille batave</font>[^4]<font color="#000000">. Je pense donc que la première partie pourra bientôt venir vous joindre. Il sera bien essentiel alors que vous organisiez sur-le-champ les garnisons comme elles doivent l'être. Ainsi, d'après ce que vous me dites, la deuxième partie de la flottille batave pourra bientôt vous arriver aussi. L'amiral Verhuell</font>[^5]<font color="#000000">, qui doit venir à Ostende avec la première partie de sa flottille, ne doit y rester qu'un moment ; il doit retourner prendre la seconde partie. Vous lui ferez connaître que sa flottille sera réunie dans un seul port et formera une aile de l'armée. Pendant qu'il sera à Ostende, il doit commander dans la rade et dans le port selon son rang d'ancienneté ; s'il est plus ancien que le général Magon</font>[^6]<font color="#000000">, il le commandera. Quand sa flottille sera réunie dans le port, il y commandera en chef. C'est à vous et à vos généraux à bien traiter les officiers bataves. Il n'y a aucune difficulté à faire fournir au général Verhuell</font>[^7]<font color="#000000"> les avirons qu'il demande, et à le favoriser le plus possible.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Parlez-moi des bateaux baleiniers ; je n'entends pas dire qu'il en soit beaucoup arrivé.</font>[^8]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Chef de l’État major général de Davout, il a fait passé à Napoléon une note pouvant contribuer à la localisation de Pichegru. [^2]: Arrêté le 15 février. [^3]: Moreau a en fait rencontré par deux fois Pichegru et au moins une fois Cadoudal. [^4]: <span></span> Dans sa lettre Davout rend compte de la bonne tenue de la flottille batave (Charles de Mazade, <i>Correspondance du maréchal Davout</i>, Librairie Plon, t. I, p. 51, n° 32). [^5]: Commandant de la flottille batave de Flessingue. [^6]: Magon de Médine commande l’aile droite de la flottille de Boulogne. [^7]: Commandant de la flottille batave de Flessingue. [^8]: Expédition, Archives nationales, fonds Suchet d’Albufera, 398 MI 1.</body>