| identifiant | CG4-8646.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1804/02/04 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Soult, commandant du camp de Saint-Omer |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8646. - </b>Au général Soult, commandant du camp de Saint-Omer</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 14 pluviôse an XII [4
février 1804]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Citoyen général
Soult, je reçois votre lettre du 12. J'ai lu avec attention les
états que vous m'avez envoyés. Je pense, vu que vous avez à
Boulogne 22 bâtiments destinés à la grosse artillerie, que vous
devez les remettre au général Faultrier</font>[^1]<font color="#000000">,
et les visiter ensemble pour voir s'ils suffiront pour l'embarquer.
Ce sera à lui à voir s'il y aura assez de place dans chaque
bâtiment pour mettre les deux chevaux. Si cela est possible, vous
sentez qu'il faut le faire.</font></p><p lang="fr-FR">Vous avez 50 bâtiments pour le
service des bataillons, qui ne fourniront que 90 chevaux, 5 ne
portant point de chevaux. Toute règle générale admet des
exceptions ; toutes les fois que les travaux à faire pour mettre des
chevaux sur des bâtiments les affaibliraient, on fait bien de les
laisser comme ils sont.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Enfin je vois
que vous avez de quoi embarquer 1 600 chevaux sur les écuries.
Les 21 bâtiments qui exigent trop de travail pour être convertis en
écuries peuvent être, par exception et sans égard pour leur
tonnelage, classés pour l'artillerie, et, par contre, on peut
classer pour écuries ceux qui seraient susceptibles d'être
convertis en écuries. Voyez le général Combis</font>[^2]<font color="#000000">,
pour qu'il les classe de cette manière et fasse les exceptions
nécessaires au principe général. Il fera passer ce travail, ainsi
classé, au ministre, afin qu'il soit définitivement arrêté.</font></p><p lang="fr-FR">Il faut donc,</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">1</font><font color="#000000"><sup>o</sup></font><font color="#000000">
Que le directeur de la flottille de transport mette une partie des
écuries dont il m'a envoyé l'état à la disposition de
l'artillerie, jusqu'à concurrence de 500 chevaux. Ces écuries
portant 500 chevaux auront un officier pour les commander, et seront
organisées, de concert avec le général Faultrier, de manière
qu'il y ait à bord de ces bâtiments cinq soldats du train en
garnison, pour s'y exercer à la manœuvre de l'embarquement et du
débarquement des chevaux. Lorsque le reste des écuries sera arrivé,
on complétera la division de la flottille des écuries destinées à
l'artillerie, jusqu'au nombre de 1 200 chevaux ; ce qui, avec
les 800 chevaux que l'artillerie embarque sur les bateaux canonniers,
complète le nombre que l'artillerie doit transporter.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">2</font><font color="#000000"><sup>o</sup></font><font color="#000000">
Ordonnez qu'on mette des écuries capables de transporter 300 chevaux
à la disposition de la brigade de cavalerie attachée à votre
armée. Elle doit embarquer 600 chevaux, 100 sur les deux prames. Il
restera donc des écuries pour 200 chevaux, qu'on leur donnera
lorsque le nombre des écuries se complétera.</font></p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">3</font><font color="#000000"><sup>o</sup></font><font color="#000000">
Destinez des écuries pour 500 chevaux, pour l'embarquement des
chevaux de la Garde.</font></p><p lang="fr-FR">Vous ferez mettre des détachements
de chasseurs ou de hussards sur les écuries destinées à porter
leurs chevaux, à raison de quatre hommes par bâtiment. On fera la
même chose pour la Garde, et ordonnez que, tous les jours, on fasse
la manœuvre de l'embarquement et du débarquement. Faites également
embarquer et débarquer, tous les jours, plusieurs chevaux sur les
prames, car ce n'est qu'à force d'embarquer et débarquer que cette
manœuvre se fera facilement. Il sera bon que les colonels ou chefs
d'escadron assistent à cette manœuvre, pour la simplifier s'il y a
lieu.</p><p lang="fr-FR">Il faut laisser à Boulogne les
écuries qui s'y trouvent, quand même elles tireraient plus de six
pieds d'eau, comme il sera bon de fixer à Calais toutes celles qui
viendraient du nord et tireraient plus de sept pieds d'eau.</p><p lang="fr-FR">Cela ne pourra être que lorsqu'on
aura des idées plus positives sur les ports d'Ambleteuse, Étaples
et Wimereux, qu'on pourra décider si l'on pourra faire venir toutes
les grosses écuries qu'on aurait provisoirement réunies à Calais.</p><p lang="fr-FR">Il y a vingt-neuf obusiers de 8
pouces à Dunkerque, qui y sont inutiles ; faites-les venir à
Boulogne. Cinquante obusiers de 8 pouces vont être envoyés de Paris
à Boulogne ; ainsi on pourra en mettre sur 50 chaloupes canonnières.
Il y a à Dunkerque cent six pièces de 4, qui y sont inutiles. Je
désirerais, puisqu'il y a à Étaples 18 bateaux ou péniches, qu'on
s'en servît, toutes les fois que le temps le permettra, pour
reconnaître le mouillage et surtout la position d'appareillage.
Qu'on fasse faire la manœuvre du débarquement des pièces dès
qu'il y aura des bateaux canonniers installés avec des pièces de
campagne.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">J'ai nommé
Songis premier inspecteur de l'artillerie, et Marmont général en
Hollande. Je remplace Songis par Mortier.</font>[^3]</p>
[^1]: Faultrier de l’Orme, directeur général des parcs.
[^2]: Directeur général de la flottille de transport.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, pluviôse an XII, n° 30.</body> |
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