CG4-8570.md

identifiantCG4-8570.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1804/01/09 00:00
titreNapoléon à l'amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8570. - </b>À l'amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 18 nivôse an XII [9 janvier 1804]</h2><p lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, j'ai reçu votre lettre du 16. Je vous recommande de porter la plus grande sévérité dans toutes les parties du service. Vous conviendrez qu'il est extraordinaire que ce ne soit que trois jours après la rentrée d'un convoi que l'on sache ce que sont devenus deux paquebots. C'est que les officiers ne font pas tout ce que les règlements veulent, et les règlements sont les fruits de l'expérience du temps. Si, au moment de son entrée dans le port, le commandant eût appelé à son bord tous les commandants des différents bâtiments pour recevoir leur rapport, se fût assuré lui-même de la situation de son convoi, et en eût rendu compte au commandant du port, on eût su à quoi s'en tenir. Personne mieux que vous ne connaît les règlements ; mais il faut les faire exécuter, et punir, par de légères peines, toutes les fois qu'on y contrevient.</p><p lang="fr-FR"><font color="#000000">Je mettrais une grande importance à avoir un ou deux rapports par semaine, qui me fissent connaître le nombre des vaisseaux de guerre ou frégates que les Anglais ont aux Dunes.</font>[^1]</p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, nivôse an XII, n° 59.</body>