| identifiant | CG4-8408.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/12/11 00:00 |
| titre | Napoléon à l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8408. - </b>À l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 19 frimaire an XII [11 décembre 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, je reçois votre lettre du 18. J’ai jugé à propos de charger des détails de la flottille de transport un homme actif</span></font></font>[^1], qui puisse à chaque instant rendre compte de la situation de cette flottille, veiller à son chargement et à sa distribution entre les différents services.</p><p lang="fr-FR">Les instructions du ministre de la Guerre[^2] vous auront fait voir que ce dont j’ai surtout besoin sont des écuries. Vous devez avoir une trentaine de bâtiments de transport à Boulogne. Mettez à la disposition de l’artillerie ceux qui ne sont pas aménagés, et veillez à ce qu’elle y établisse les ateliers pour réparer elle-même lesdites écuries.</p><p lang="fr-FR">Il serait temps de pousser les travaux de Calais et des entrepreneurs de Boulogne avec un peu plus d’activité. Je désirerais que les choses fussent arrangées de manière qu’on pût avoir la certitude que tous ces bâtiments fussent armés dans le courant de nivôse.</p><p lang="fr-FR">L’amiral Verhuell[^3] me mande de La Haye que, sur les 46 boots que j’ai fait acheter, 26 ont été expédiés pour Boulogne. Ils relâcheront sans doute à Ostende. Donnez ordre dans ce port qu’on les fasse filer sans retard.</p><p lang="fr-FR">J’ai ordonné à cet amiral de nous acheter une centaine de chaloupes baleinières. Ce sont des chaloupes de 30 pieds de long sur 7 de large, très pointures et extrêmement légères. Elles arment 24 avirons et vont très vite. L’amiral Verhuell pense que les chaloupes canonnières pourraient même les tirer à bord dans un gros temps, tant elles sont légères.</p><p lang="fr-FR">Il en a, je crois, déjà acheté une vingtaine qu’il va expédier. Je vous prie de me faire connaître ce que vous pensez de ces bateaux. Si l’on pouvait en affecter un à chaque chaloupe canonnière, les péniches seraient alors disponibles, et on s’en servirait comme bâtiments de guerre.</p><p lang="fr-FR">Je vois qu’il ne vous est pas encore arrivé de bateaux de Terre-Neuve ; il y en a cependant, je crois, plus de 200 en route.</p><p lang="fr-FR"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR">Je désire que vous fassiez remplir les états ci-joints, et que vous m’en envoyiez tous les samedis. Mettez-y les noms des commandants de chaque division et section jusqu’au grade d’enseigne de vaisseau.[^4]</p> [^1]: Bonaparte parle ici de Combis. [^2]: Berthier. [^3]: Commandant de la flottille batave. [^4]: Expédition, Archives nationales, AF IV 864, frimaire an XII, n° 84.</body> |