CG4-8394.md

identifiantCG4-8394.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/12/08 00:00
titreNapoléon à l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8394. - </b>À l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 16 frimaire an XII [8 décembre 1803]</h2><p lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, j’ai lu avec attention vos observations sur la formation de la division par la réunion de deux sections. Je ne sais s’il y aurait des inconvénients à adopter deux sections par division de chaloupes canonnières, et à former la division de quatre sections pour les bateaux canonniers.</p><p lang="fr-FR">Les Anglais parlent beaucoup ; nos côtes leur inspirent partout de la frayeur aujourd’hui, et je ne pense pas qu’ils aient aucun espoir dans un bombardement. Ils tenteront d’attaquer votre flottille en rade, mais la grande quantité de batteries, soit sur terre, soit sur mer, que nous avons à leur opposer, les en feront sans doute repentir.</p><p lang="fr-FR">Il me paraît enfin temps de penser à Étaples. Notre expédition est trop considérable, et nous ne pourrons jamais nous passer de ce port. Le capitaine du port pense que 300 bâtiments peuvent y tenir et en sortir aisément. Faites-moi connaître s’il y a quelques bâtiments à faire, quelques précautions à prendre. Assurez-vous si, dans les points où mouilleront ces bâtiments, ils y seront en sûreté contre les attaques de l’ennemi.[^1]</p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, frimaire an XII, n° 73.</body>