| identifiant | CG4-8374.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/12/03 00:00 |
| titre | Napoléon au contre-amiral Verhuell, commandant en chef de la flottille batave |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8374. - </b>Au contre-amiral Verhuell, commandant en chef de la flottille batave</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 11 frimaire an XII [3 décembre 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Monsieur le contre-amiral Verhuell</span></font></font>, je vous ai expédié, le 7 frimaire[^1], un courrier pour vous faire connaître mes décisions sur les différentes demandes que vous m’avez faites. Je reçois aujourd’hui par la poste votre lettre du 6, et je vous expédie un courrier pour vous faire connaître plus rapidement mes intentions.</p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joint le procès-verbal de l’épreuve faite sur le bateau que vous avez vu à Boulogne ; tout le monde en a été très satisfait.</p><p lang="fr-FR">Donnez des ordres et veillez à ce que les quarante bâtiments achetés en Hollande soient expédiés sur-le-champ pour Boulogne. Il faudra que les équipages bataves les conduisent jusque-là. Je ne pense pas que les bâtiments puissent arriver jusqu’à Ostende par les canaux.</p><p lang="fr-FR">Vous me faites connaître que vous pourrez trouver un grand nombre de chaloupes baleinières, qui sont des bateaux fort légers. Je n’ai point l’idée de ce que peuvent être ces canots, mais je m’en rapporte entièrement à vous. Vous pouvez donc, si vous pensez qu’ils puissent servir en forme de péniches, et qu’ils soient propres au passage de Calais en Angleterre, en faire acheter jusqu’à la valeur de 200 000 francs. Je désire que vous soyez chargé de faire les marchés, et de les faire passer sur-le-champ à Ostende. J’imagine que vous les visiterez vous-même avant de les acheter, car, dans des expéditions de cette nature, il ne faut s’en rapporter qu’à soi. L’ambassadeur doit avoir plus de 200 000 francs sur les 800 000 francs du Trésor public. Le ministre de la Marine[^2] lui écrira de tenir 200 000 francs à votre disposition pour cet objet. Mais, comme ses dépêches n’arriveront que par la poste, vous pouvez lui en parler, si vous le croyez nécessaire. Par le retour de mon courrier, faites-moi une description de ces canots baleiniers.</p><p lang="fr-FR">Comme j’attache la plus grande importance à ce que la flottille batave soit bientôt prête à Flessingue, j’ai fait passer une note à Schimmelpenninck[^3]. Devant bientôt me rendre dans ce pays, je serais fâché d’être obligé de dire que je ne suis pas content.</p><p lang="fr-FR">Tâchez donc de bien vous porter, car j’ai besoin de votre zèle et de vos talents.[^4]</p> [^1]: Voir ci-dessus n° 8351. [^2]: Decrès. [^3]: Ambassadeur batave à Paris. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, frimaire an XII, n° 55.</body> |