| identifiant | CG4-8366.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/12/03 00:00 |
| titre | Napoléon à l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8366. - </b>À l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 11 frimaire an XII [3 décembre 1803]</h2><p lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, je reçois votre lettre du 26. À mesure que les bâtiments de la flottille de transport vous arrivent, faites installer en écuries ceux qui sont destinés pour cet objet et veillez à ce qu’ils soient tous numérotés.</p><p lang="fr-FR">J’aurais désiré que les prisonniers du corsaire <i>Le Vengeur</i> eussent été interrogés séparément pour avoir des renseignements sur les travaux que font les Anglais sur les différents points de la côte[^1].</p><p lang="fr-FR">Les dogres[^2] et autres bâtiments destinés aux écuries qui tirent plus de huit pieds d’eau, ne pourraient-ils pas être placé à Etaples ? Faites-moi connaître votre opinion sur cet objet par le retour de mon courrier. Il y a dans ce moment plus de cent bateaux de Terre-Neuve en marche pour Boulogne. J’ai eu lieu de remarquer qu’à Boulogne nous ne pouvons avoir trop de bâtiments.</p><p lang="fr-FR">L’amiral Verhuell[^3] me mande qu’il achète cent chaloupes baleinières. Il y a aussi à Ostende un certain nombre de bâtiments tirant plus de 8 pieds d’eau. Tout cela ne serait pas mal placé à Etaples.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR" style="text-indent: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR"><br/> </p> [^1]: Les travaux sur la côte anglaise sont limités, ils consistent en la mise en place d’un système de postes de signaux permettant de prévenir de l’arrivée des français. Le Tamise en revanche est « fortifiée » par la mise en place de bateaux à l’ancre destinés à ralentir voir arrêter la progression française, des systèmes similaires sont mis en place dans les estuaires de la côtes. L’accent est surtout mis sur le recrutement de troupes : volontaires et régulières, qui ont pour mission de patrouiller sur la côte. [^2]: Petits bâtiments de type hollandais qui allaient pêcher sur le Doggerbank. [^3]: Commandant de la flottille batave. [^4]: Expédition, Archives nationales, AF IV 1203, p. 54.</body> |