CG4-8334.md

identifiantCG4-8334.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/11/25 00:00
titreNapoléon à Melzi d’Eril, vice président de la République italienne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8334. - </b>À Melzi d’Eril, vice président de la République italienne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 3 frimaire an XII [25 novembre 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Citoyen Melzi, vice-président de la République italienne. Je ne puis que blâmer la conduite d’Aldini</span></font></font>, et je ne conçois pas en effet comment un membre du Conseil législatif peut s’absenter de Milan sans votre permission, je crains que ce ne soit un peu la faute de la Constitution. Le Conseil législatif devrait, comme à Paris, être tout entier dans la main du Gouvernement. Faites venir Aldini à Paris, et dites-lui que j’approuve tout ce que vous avez fait dans une circonstance aussi urgente.</p><p lang="fr-FR">Parme et Plaisance conviennent bien à la République italienne ; mais Parme et Plaisance sont l’objet d’une négociation qui fixe déjà l’attention de toute l’Europe. C’est un moyen de paix, et je ne pourrais me décider à commettre la précipitation de réunir aujourd’hui ce pays que par une compensation qui m’aidât véritablement à soutenir la guerre. Cette compensation ne pourrait se trouver que dans une somme d’argent assez considérable, et je connais assez la situation de la République italienne pour croire qu’elle pût trouver difficilement cette somme. Cependant, voyez. Vous savez qu’un Gouvernement se forme de l’opinion publique, et marche avec cette grosse opinion publique qui raisonne et calcule tout.</p><p lang="fr-FR">Quant au Concordat[^1], il diffère un peu de celui de la République française; mais il faut avouer aussi que les circonstances sont un peu différentes. Mettez tous vos soins à vous procurer cette paix religieuse qui, une fois perdue, ne peut se recouvrer qu’avec tant de peine.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Voir ci-dessus, n° 8331. [^2]: <span></span><span lang="it-IT"> Carlo Zaghi, </span><font color="#000000"><span lang="it-IT"><i>I carteggi di Francesco Melzi d’Eril duca di Lodi, La Vice-Presidenza della Republica Italiana</i></span></font><font color="#000000"><span lang="it-IT">, Museo del Risorgimento e racolte storiche del commune di Milano, 1958, t. V, p. 294, n° 1537, </span></font><font color="#000000"><span lang="it-IT">d’après l’expédition, Archivio di Stato di Milano, Archives Melzi</span></font><font color="#000000"><span lang="it-IT">. </span></font><font color="#000000">Minute, Archives nationales, AF IV 864, frimaire an XII, n° 19.</font></body>