| identifiant | CG4-8260.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/11/12 00:00 |
| titre | Napoléon à Cambacérès, consul de la République |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8260. - </b>À Cambacérès, consul de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Boulogne, 20 brumaire an XII [12 novembre 1803]</h2><p lang="fr-FR">Je reçois, citoyen Consul, votre lettre du 18 brumaire.</p><p lang="fr-FR">La mer continue ici à être mauvaise, et la pluie tombe par torrents. J’imagine qu’enfin la Seine doit monter.</p><p lang="fr-FR">J’ai passé toute la journée d’hier dans le port, en bateau et à cheval. C’est vous dire que j’ai été constamment mouillé. Dans la saison actuelle, on ne ferait plus rien si l’on n’affrontait pas l’eau ; heureusement que, pour mon compte, cela me réussit parfaitement, et je ne me suis jamais si bien porté.</p><p lang="fr-FR">J’attends le ministre de la Marine[^1] aujourd’hui, ou au plus tard demain.</p><p lang="fr-FR">J’ai reçu les lettres que le citoyen Lebrun[^2] m’a envoyées ; elles m’ont paru fort insignifiantes. Je ne pense pas que je puisse permettre à l’abbé de Montesquiou[^3] de revenir à Paris ; il est fort bien à Menton. Il s’est constitué l’agent du comte de Lille[^4], et, prêtre, il a constamment affecté de méconnaître le Concordat, conduite naturelle dans sa position diplomatique.</p><p lang="fr-FR">Une frégate anglaise vient de se perdre corps et biens entre Boulogne et Saint-Valéry. Beaucoup d’effets ont été jetés sur le rivage, parmi lesquels <i>quelques</i>[^5] livres et registres anglais.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Decrès. [^2]: Le troisième Consul. [^3]: L’abbé de Montesquiou-Fezensac, ancien député du clergé aux états généraux, émigré entre 1792 et 1795 demeurera à Menton jusqu’à la première Restauration pendant laquelle il deviendra ministre de l’Intérieur. Son opposition à Bonaparte n’est pas partagée de toute sa famille, notamment par le comte Elisabeth-Pierre de Montesquiou, membre du Corps législatif à partir de 1805, et par son neveu Raymond qui s’engagera en 1804 et fera une brillante carrière d’officier sous l’Empire. [^4]: Louis XVIII. [^5]: Biffé « un grand nombre de livres et de registres». [^6]: Expédition, collection privée.</body> |