CG4-8197.md

identifiantCG4-8197.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/10/30 00:00
titreNapoléon au général Davout, commandant du camp de Bruges
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8197. - </b>Au général Davout, commandant du camp de Bruges</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 7 brumaire an XII [30 octobre 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Citoyen général Davout, j’ai reçu votre lettre du 5 brumaire. J’ai vu, par le rapport du général de brigade Seras</span></font></font>[^1], que les Anglais avaient eu le temps de piller et de dégréer le bâtiment qui était échoué entre Gravelines et Calais. Dans la situation actuelle de la côte, jamais un pareil événement ne serait arrivé depuis Bordeaux au Havre ; des piquets de cavalerie seraient arrivés pour secourir le bâtiment. Voilà la seconde fois que des bâtiments échoués sur cette côte ne sont pas secourus ; la faute en est à celui que vous avez chargé de sa surveillance. Chargez deux généraux de brigade de l’inspection de la côte, l’un depuis Calais jusqu’à Dunkerque, l’autre de Dunkerque à l’Escaut ; que des piquets de cavalerie soient disposés de manière à se croiser sans cesse, et que des pièces soient placées avec des attelages, de manière qu’au premier signal elles puissent arriver, dans le moins de temps possible, aux endroits où les bâtiments seraient échoués.</p><p lang="fr-FR">Ces deux généraux inspecteurs doivent être toujours à cheval, inspecter les canonniers garde-côtes, faire manœuvrer les batteries de côte, escorter sur l’estran les divisions de la flottille, lorsqu’elles se mettront en mouvement. Faites-moi connaître les noms de tous les postes que vous avez placés, et les endroits où vous aurez établi des pièces mobiles.</p><p lang="fr-FR">Je ne vois pas d’inconvénient à ce que vous vous serviez de Sandos-Laroche comme agent secret ; qu’il aille à Emden, et de là en Angleterre, où il recueillera des renseignements sur tous les points. Il sera payé au retour, en raison de l’importance des avis qu’il donnera. Vous pouvez lui faire donner, en attendant, 50 à 60 louis pour les frais de son voyage.</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Je vous envoie une description de l’Angleterre qui vient de paraître.</span></font></font>[^2]</p> [^1]: Le général Jean Mathieu Séras qui sert sous Davout. [^2]: <span></span><font color="#000000"><i>Correspondance de Napoléon I</i></font><font color="#000000"><sup><i>er</i></sup></font><font color="#000000"><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i></font><font color="#000000">, n° 7232, d’après l’expédition communiquée par la maréchale princesse d’Eckmühl. Minute, Archives nationales, AF IV 864, brumaire an XII, n° 17.</font></body>