| identifiant | CG4-8148.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/10/12 00:00 |
| titre | Napoléon au général Davout, commandant du camp de Bruges |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8148. - </b>Au général Davout, commandant du camp de Bruges</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 19 vendémiaire an XII [12 octobre 1803]</h2><p lang="fr-FR">Citoyen général Davout, je désire que vous vous fassiez rendre compte de la prise du sloop, que je regarde comme un événement important, vu que, si les ordres avaient été exécutés, il n’aurait pas été pris. Tenez constamment six escadrons de cavalerie sur l’estran, depuis Ostende jusqu’à Calais, afin que tout bâtiment qui s’échouerait sur la plage soit sur-le-champ protégé par un grand nombre d’hommes qui le mettraient à l’abri des insultes des péniches anglaises.</p><p lang="fr-FR">L’officier général ou supérieur que vous avez nommé inspecteur de la côte doit être tout le jour à cheval ; il doit, toutes les semaines, avoir fait faire l’exercice à toutes les batteries de côte ; il doit même exercer la cavalerie aux manœuvres du canon, afin que des compagnies puissent se porter aux batteries attaquées, augmenter le nombre des servants. Choisissez de préférence de vieux soldats, qui ont nécessairement plus de sang-froid et de courage que de nouvelles levées. C’est par de semblables mesures que, sur la côte de Normandie, nous n’avons plus d’exemple de semblables événements ; des pièces de canon et des détachements de cavalerie sont en mesure de se porter au galop sur tous les points attaqués.</p><p lang="fr-FR">J’ai appris par votre lettre qu’il n’y avait encore aucune division de corvettes de pêche à Ostende. Il n’y a pas d’excuse à tant de lenteur. Concertez-vous avec le général Émériaud pour que, au 1<sup>er</sup> brumaire, cinquante-quatre corvettes soient armées et en état de tenir la mer.</p><p lang="fr-FR">Veillez à ce que les corps de garde et les signaux des garde-côtes soient organisés et dans le meilleur état. Si vous n’avez point d’avirons, que le général Émériaud voie si le commerce peut en procurer ; qu’il en achète sur-le-champ. Qu’il fasse, s’il le faut, ralentir les péniches et les petits bâtiments. Il faut que, le 1<sup>er</sup> brumaire, il y ait cinquante-quatre bateaux de pêche installés avec des pièces de 24. Il n’y a qu’à établir des coulisses sur chaque bateau, si l’on croit des coulisses indispensables.</p><p lang="fr-FR">Berthier part demain pour faire une tournée sur la côte. Faites manœuvrer un peu vos troupes ; qu’elles soient exercées aux manœuvres que le général Bessières[^1] a dû vous envoyer. Établissez-les sur les carrés qui ont été donnés. À ma prochaine revue, je ferai manœuvrer les troupes en grand, quelque temps qu’il fasse.[^2]</p> [^1]: Commandant de la cavalerie de la Garde des Consuls. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, vendémiaire an XII, n° 72.</body> |