CG4-8116.md

identifiantCG4-8116.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/10/06 00:00
titreNapoléon à l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8116. - </b>À l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 13 vendémiaire an XII [6 octobre 1803]</h2><p lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, le 7 vendémiaire, entre Nieuport et Dunkerque, une chaloupe anglaise, montée par 14 hommes, s’est emparée d’un sloop venant de Flessingue. Il ne s’est trouvé à terre, pour protéger son échouage, que trois gendarmes et deux soldats de la 108<sup>e</sup>. J’avais ordonné qu’il y eût des piquets de cavalerie et des batteries mobiles sur toute la côte. Il me paraît que ce service ne se fait pas comme il doit se faire. J’avais également ordonné que le bateau canonnier qui est à Nieuport se tînt à la mer pour éloigner toute chaloupe ou péniche ennemie ; mais il paraît qu’il reste dans le port, de manière que cela ne produit aucun résultat. Je n’entends pas dire non plus que la flottille de corvettes de pêche qui est à Ostende tienne la rade. Il n’est pas possible qu’elle ne soit pas en état de sortir. Donnez ordre qu’une division armée de pièces de 24 sorte tous les jours, se tienne en rade et fasse l’exercice.</p><p lang="fr-FR">Faites-moi connaître les points où l’on a placé des piquets de cavalerie, ainsi que des pièces mobiles, et comment le service s’y fait.</p><p lang="fr-FR">Une division de la flottille, partie de Brest, a eu un engagement avec les Anglais à la hauteur de Perros[^1]. Je n’ai pas encore de détails ; mais il paraît que l’ennemi a été repoussé et que la division a continué sa route. Cette flottille était composée de bâtiments de nouveau modèle; les marins assurent qu’ils sont supérieurs aux anciens, qu’ils tiennent davantage, et qu’ils dérivent moins. Le citoyen Forfait[^2] me mande de Saint-Malo qu’il a navigué avec plusieurs de ces bateaux de nouveau modèle, nouvellement mis à l’eau ; qu’il en a été très satisfait, et qu’il espère qu’ils présenteront beaucoup plus d’avantages que les anciens.</p><p lang="fr-FR">Le général Soult[^3] m’a envoyé un croquis sur la rivière de Wimereux[^4]. Au 1<sup>er</sup> brumaire, lorsque Boulogne sera achevé, mon intention est de faire là un petit port, capable de contenir une ou deux divisions de la flottille. Le rapport que j’en reçois est que l’eau est constamment à six pieds de hauteur dans cette rivière. Il doit être facile de procurer une chasse, puisque le torrent a beaucoup de rapidité. Il paraît que le flux monte jusqu’au moulin de Wimereux dans les mortes eaux, et dans les vives eaux jusqu’au moulin de Wimille.[^5]</p> [^1]: Perros-Guirec, sur la côte nord du Finistère. [^2]: Inspecteur général de la flottille de Boulogne. [^3]: Commandant le camp de Saint-Omer. [^4]: Voir ci-dessus n° 8067. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 864, vendémiaire an XII, n° 46.</body>