CG4-8000.md

identifiantCG4-8000.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/09/04 00:00
titreNapoléon à l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 8000. - </b>À l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 17 fructidor an XI [4 septembre 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, vous trouverez ci-joint les notes du citoyen Forfait</span></font></font>[^1] sur l’état que vous m’avez envoyé des constructions des différentes parties de la flottille dans le premier arrondissement. Je vous prie de faire dresser un état de situation de tous les bâtiments de la flottille en construction au 15 fructidor. Faites-le faire avec grand soin ; en y indiquant ce qui est dû et ce qui a été payé à chaque constructeur. Vous pouvez les assurer qu’ils seront exactement payés.</p><p lang="fr-FR">En général, il paraît que nous avons, dans ce moment, assez de bateaux canonniers en construction, mais pas assez de chaloupes canonnières et de péniches. Si vous pouvez donc en mettre un plus grand nombre en construction dans votre arrondissement, faites-le ; vous avez tous les pouvoirs. Vous avez dans votre arrondissement plusieurs points qui pourraient en recevoir ; je ne vois pas pourquoi on n’y mettrait pas deux chaloupes canonnières. Je suis étonné qu’il n’y ait rien à Amiens.</p><p lang="fr-FR">On me rend compte qu’une grande quantité de toute espèce d’objets nécessaires à l’approvisionnement de la marine doit être arrivée à Anvers, venant de Hollande, et doit se mettre en route pour Boulogne. Envoyez des officiers pour activer l’arrivée du tout. Vous savez assez par expérience que rien n’arrive tout seul, et que tout languit si on n’en accélère l’arrivée par l’envoi d’officiers et de commis qui lèvent tous les obstacles.</p><p lang="fr-FR">Il n’y a non plus aucune difficulté à mettre dans le premier arrondissement une vingtaine de caïques en construction ; vous avez tous les pouvoirs. Le premier arrondissement est celui dont les constructions sont les plus sûres, puisqu’il est plus près des lieux. Distinguez bien, dans les bâtiments que l’on construit, ceux que les entrepreneurs doivent fournir tout gréés de ceux que la marine doit gréer ; et, dans ce dernier cas, assurez-vous des moyens qu’il y a pour cet objet. Depuis l’Escaut jusqu’à la Somme, je ne connais ni préfet, ni administration ; c’est vous qui répondez de tout ; vous devez donc tout faire marcher.</p><p lang="fr-FR">La terre aura besoin d’une grande quantité de bois de chauffage pour les camps. Faites-moi connaître ce que deviennent toutes les branches des bois que l’on coupe, et ce qui provient des équarrissages, et si cela peut former une ressource.</p><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><i>P. S. </i></font><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Je vous prie de me renvoyer les observations du citoyen Forfait, lorsque vous en aurez pris connaissance.</span></font></font>[^2]</p> [^1]: Inspecteur général de la flottille de Boulogne. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, fructidor an XI, n° 47.</body>