| identifiant | CG4-7994.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/09/03 00:00 |
| titre | Napoléon à l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7994. - </b>À l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 16 fructidor an XI [3 septembre 1803]</h2><p lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, je reçois votre courrier. Je vous envoie au projet d’organisation de la flottille, tel que je le conçois, mais que je n’ai pas encore définitivement arrêté, voulant avoir votre avis.</p><p lang="fr-FR">On m’a communiqué un projet du citoyen Sganzin[^1] pour un logement à établir à la croix des signaux. Il m’a paru trop grand, trop long et trop cher. Je désire qu’il fasse <i>une tente en bois avec une</i> chambre de la grandeur d’une chambre de vaisseau, avec quatre petites chambres, telles que celles des capitaines à bord, en ayant soin de faire un toit avancé au moins de six pieds, de manière que beaucoup d’hommes puissent s’y mettre à l’abri de la pluie, tout autour. On pourra facilement s’y tenir <i>pour donner de là des ordres</i> dans les nuits importantes de l’embarquement, <i>ou pour y coucher</i>. Telle que je la conçois, cette tente pourra être faite en peu de temps et à peu de frais.</p><p lang="fr-FR">On peut destiner des maisons <i>tout près de là</i>, soit pour le logement des officiers, soit pour les chevaux. D’ailleurs, vous devez toujours avoir votre maison en ville. Faites en sorte que la communication soit la plus facile et la plus courte possible, de cet emplacement au port.</p><p lang="fr-FR">J’ai vu avec plaisir que les mortiers à grande portée avaient résisté[^2]. Faites-en donc placer de suite trois ou quatre, ils serviront à soutenir les travaux du fort Rouge[^3], en attendant que vos plates-formes soient établies.</p><p lang="fr-FR">Par le plan ci-joint, qu’on m’a envoyé, il m’a paru que l’endroit où l’on veut établir les plates-formes est encore trop éloigné de la mer. J’ai fait marquer sur ce plan la manière dont je conçois qu’elles devraient être placées.</p><p lang="fr-FR">On m’a fait craindre que les mortiers et les pièces de canon qu’on voudrait laisser sur la laisse de basse mer ne fussent entraînés dans les gros temps de l’équinoxe et l’hiver. Si vous et le citoyen Sganzin partagez cette crainte, je croirais convenable de placer, quelques toises derrière, des piquets auxquels on les amarrerait par des câbles, qui les retiendraient aux boulons.</p><p lang="fr-FR">Je vous envoie des projets de fourneaux qui peuvent être utiles au citoyen Sganzin.</p><p lang="fr-FR">Je fais partir demain 200 chevaux d’artillerie pour être uniquement attachés au service des batteries de la laisse de basse mer, <i>et à celui de douze pièces de 24 et de douze obusiers de 8 pouces, que l’on placera, toutes les fois que cela deviendra nécessaire, sur la laisse de basse mer.</i></p><p lang="fr-FR">Le ministre de la Guerre[^4] donne l’ordre à la 43<sup>e</sup> demi-brigade d’envoyer 800 hommes à Ambleteuse et de fournir 200 à 300 hommes par jour pour le travail du port.[^5]</p> [^1]: Inspecteur général des Ponts et Chaussées et président du conseil des travaux maritimes. [^2]: Voir ci-dessus n° 7981. [^3]: Fort en charpente en avant du port de Boulogne, commencé le 21 juillet 1803. [^4]: Berthier. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, fructidor an XI, n° 39.</body> |