| identifiant | CG4-7979.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/08/30 00:00 |
| titre | Napoléon à l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7979. - </b>À l’amiral Bruix, commandant de la flottille du camp de Boulogne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-GB" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 12 fructidor an XI [30 août 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Citoyen amiral Bruix, le citoyen Forfait</span></font></font>[^1] vous expédie les instructions, les plans et tout ce qui est nécessaire pour la construction de son fort. J’ai pris hier un arrêté pour la coupe de 4 000 pieds d’arbres dans les forêts de Boulogne, à ce destinés. Vous êtes autorisé à passer les marchés et à faire tout ce qui vous paraîtra convenable pour la construction de ce fort. Apprenez-moi, avant le 20 fructidor, que la construction est commencée. Je compte, du 1<sup>er</sup> au 15 brumaire, assister à son installation. On a pris des mesures pour faire sur-le-champ transporter les ancres. Si vous avez besoin de voitures, écrivez aux préfets du Nord[^2], du Pas-de-Calais[^3] et de la Somme[^4] de vous fournir cinquante voitures chaque, qui seront bien payées, pour aider au transport des bois, en leur faisant connaître les conditions que l’entrepreneur leur fera.</p><p lang="fr-FR">J’ai vu avec peine que le port de Dunkerque ne marche pas ; faites-m’en connaître les raisons. Vous avez aujourd’hui la haute main ; tout est à votre disposition. Vous pouvez y envoyer, appeler qui vous voudrez à Boulogne, vous faire rendre compte de tout, vous faire représenter les états ; mais que cela aille. Quoi qu’il arrive, il faut que tout soit prêt, pour que les bateaux profitent du premier moment favorable pour faire leur entrée à Boulogne ; nous sommes à l’équinoxe.</p><p lang="fr-FR">Le général Marmont[^5] me rend compte qu’il arrive aujourd’hui à Boulogne deux mortiers de nouveau modèle, qui portent les bombes à 1 800 toises ; que deux autres vont suivre, et que quatre sont en marche de Strasbourg pour Ostende ; qu’il a fait passer un châssis à Boulogne, avec des instructions par lesquelles il devient possible de tirer des pièces de 36 avec des affûts de côte, sur l’angle de 45 degrés. Faites-moi connaître si l’artillerie a monté ainsi quelques batteries ; les boulets arriveront, sous cet angle, à 2 200 toises.</p><p lang="fr-FR">Nous avons à Paris 1 600 ouvriers qui travaillent avec la plus grande activité ; également à Compiègne ; les marins en sont fort contents ; ils n’ont cependant qu’un ou au plus deux mois d’exercice. Ceci nous prouve que les ouvriers de l’intérieur peuvent nous être d’un grand secours. Vous êtes autorisé à requérir de chacun des trois préfets du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, 100 charpentiers de maisons pour la construction de votre fort. Vous aurez soin de leur faire payer leur route et de les bien traiter.[^6]</p> [^1]: Inspecteur général de la flottille de Boulogne. [^2]: Christophe Dieudonné depuis le 23 janvier 1801. [^3]: Jean-François Lachaise (1743-1823) depuis le 14 avril 1803. [^4]: Nicolas Marie Quinette de Rochemont depuis le 22 mars 1800. [^5]: Premier inspecteur général d’artillerie, commandant en chef l’artillerie. [^6]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, fructidor an XI, n° 29.</body> |