CG4-7867.md

identifiantCG4-7867.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/07/26 00:00
titreNapoléon à Talleyrand, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7867. - </b>À Talleyrand, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bruxelles, 7 thermidor an XI [26 juillet 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Douze régiments de milices de Castille, citoyen ministre, formant environ 8 000 hommes, ont eu ordre de se réunir prés de Valladolid et Burgos. Mon intention est que vous fassiez connaître, par un courrier extraordinaire, au général Beurnonville</span></font></font>[^1]<font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR"> mon étonnement de ce que je ne suis pas instruit de cela ; que je désire qu’il fasse connaître au prince de la Paix</span></font></font>[^2] que, pour peu qu’il y ait des raisons de supposer des intelligences entre les cours de Madrid et de Londres, cet armement sur terre, au moment où l’on désarme la mer, est un commencement d’hostilités.</p><p lang="fr-FR">Un bâtiment de Marseille, venant de la Martinique, a été pris par les Anglais sous le château de Carnero. Il faut que l’Espagne en paye l’équivalent, puisqu’elle a laissé violer son territoire.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Ambassadeur en Espagne depuis septembre 1802, il organise la coopération navale entre les deux nations. [^2]: Godoy, principal ministre, conseiller et favori du roi Charles IV d’Espagne. De lui, Beurnonville a écrit à Talleyrand : « C’est lui qui dirige tout ; il nous faut ou l’attacher à nos intérêts ou le renverser ». Godoy essaie en effet de maintenir la neutralité de son pays et donne des gages à l’Angleterre en mettant des troupes sur le pied de guerre. Sous peu, le Premier Consul passera à la menace directe. [^3]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1774, fol. 62.</body>