| identifiant | CG4-7848.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/07/22 00:00 |
| titre | Napoléon à Fleurieu, conseiller d’État, chargé du ministère de la Marine et des Colonies par intérim |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7848. - </b>À Fleurieu, conseiller d’État, chargé du ministère de la Marine et des Colonies par intérim[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bruxelles, 3 thermidor an XI [22 juillet 1803]</h2><p lang="fr-FR">Citoyen Fleurieu, Conseiller d’État, chargé par intérim du portefeuille de la marine, je ne puis qu’être extrêmement mécontent de l’abandon dans lequel on laisse les ouvriers qui ont été appelés à Paris[^2] ; plusieurs sont obligés de vendre leurs boucles et leurs boutons de manches d’argent pour subsister. Puisqu’ils ont été appelés par ordre du ministre de la Marine, ils devaient être enregistrés à leur arrivée et soldés. Il devait y avoir un tarif de frais de route pour leur arrivée et pour leur retour. Je désire que vous preniez les mesures les plus efficaces pour faire solder ces ouvriers du jour de leur arrivée à Paris, et pour faire envoyer ceux qui ne seraient pas employés aux chantiers de Paris dans les ports de Boulogne, de Rouen et du Havre, où on en a le plus grand besoin. Faites également solder pour l’aller et le retour ceux qui auraient été renvoyés de Paris.</p><p lang="fr-FR">Je vous prie de me faire un rapport sur la marche de ces travaux, le nombre d’ouvriers qui ont été demandés, sur le nombre de ceux arrivés à Paris et de ceux qui en ont été renvoyés. Il paraît qu’on a étendu la mesure à trop de départements ; mais, dans tous les cas, ce ne sont point les hommes requis qui doivent souffrir ; quel que soit l’état des choses, l’ouvrier doit être payé.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Decrès est en mission sur les côtes. [^2]: Dans les chantiers navals de la capitale. [^3]: <span></span><font color="#000000"><i>Correspondance de Napoléon I</i></font><font color="#000000"><sup><i>er</i></sup></font><font color="#000000"><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i></font><font color="#000000">, n° 6935, d’après les Archives de la Marine. Minute, Archives nationales, AF IV 863, thermidor an XI, n° 9.</font></body> |