| identifiant | CG4-7796.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/07/07 00:00 |
| titre | Napoléon à Regnier, grand juge, ministre de la Justice |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7796. - </b>À Regnier, grand juge, ministre de la Justice</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lille, 18 messidor an XI [7 juillet 1803]</h2><p lang="fr-FR"><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">Comme il paraît qu’il existe un système de corrompre l’opinion par la presse, et que je dois rendre le Grand Juge et les préfets responsables de tout ce qui se répandrait dans le public avant qu’il lui en fût rendu compte, je pense qu’il est convenable que le préfet de police</span></font></font>[^1]<font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR"> écrive une circulaire à chaque libraire pour leur défendre de ne mettre en vente aucun ouvrage que sept jours après vous en avoir remis un exemplaire</span></font></font>[^2]<font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">, afin que, dès qu’il y a un mauvais ouvrage, tel que le livre du citoyen de Sales</span></font></font>[^3]<font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR">, la </span></font></font><i>Correspondance de Louis XVI et</i><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR"> le poème de </span></font></font><i>la Pitié</i>[^4]<i>,</i><font color="#000000"><font size="3" style="font-size: 12pt"><span lang="fr-FR"> on puisse l’arrêter.</span></font></font>[^5]</p><p lang="fr-FR"><br/> </p> [^1]: Dubois. [^2]: La censure est abolie depuis le 5 septembre 1802 mais il existe toujours une commission d’examinateurs au ministère de la Justice. [^3]: Delisle de Sales. [^4]: Ce poème paraîtra à Londres quelques mois plus tard. L’auteur y dénonce les excès et les effets dévastateurs de la Révolution et du rétablissement de l’esclavage dans les colonies françaises. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, messidor an XI, n° 34.</body> |