| identifiant | CG4-7667.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/05/22 00:00 |
| titre | Napoléon à Marescalchi, ministre des Relations extérieures de la République italienne |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7667. - </b>À Marescalchi, ministre des Relations extérieures de la République italienne[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 2 prairial an XI [22 mai 1803]</h2><p lang="fr-FR">Je vous remets ci-joint l’arrêté de ce jour, que vous adresserez, par un courrier extraordinaire, à la Consulte d’État, pour qu’il soit publié aussitôt qu’il aura été reçu.</p><p lang="fr-FR">Toutes les marchandises anglaises qui se trouveront dans la République italienne seront confisquées au profit de la République, et tous les Anglais qui s’y trouveront seront arrêtés et constitués prisonniers de guerre[^2]. Vous vous adresserez au ministre de la Marine[^3], pour qu’on vous remette le modèle des lettres de marque[^4] ; vous me le présenterez demain. Vous annoncerez que vous en enverrez d’abord vingt, et ensuite autant qu’il sera jugé nécessaire, au ministre de la Guerre faisant les fonctions de ministre de la Marine[^5].</p><p lang="fr-FR">L’état des prisonniers vous sera envoyé par le ministre de la Guerre. Ceux qui ne seraient pas reçus sur leur parole seront envoyés au fort Urbain. En général, on n’en laissera aucuns sur leur parole au-delà du pont du Tessin ; on les enverra sur Novare[^6].</p><p lang="fr-FR">Comme le commerce des Anglais sera fort actif dans l’Adriatique, parce qu’il sera une de leurs principales ressources, faites connaître au vice-président[^7] qu’il faut encourager les armements en course.</p><p lang="fr-FR">Vous verrez le citoyen Berlier, président du conseil des prises[^8], pour qu’il vous fasse connaître l’organisation de ce conseil, afin qu’il en soit établi un semblable à Milan.</p><p lang="fr-FR">Le citoyen Maret, secrétaire d’État, vous fera passer une copie du règlement qui a été fait pour l’armement en course. Le vice-président pourra en faire faire un pareil par le conseil législatif.</p><p lang="fr-FR">Il est aussi nécessaire de prendre des mesures pour que l’introduction des marchandises anglaises soit prohibée.[^9]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: En résidence à Paris. [^2]: Ce décret est pris en Italie et en France. [^3]: Decrès. [^4]: <span></span><i>Dictionnaire de </i>l’Accadémie : « Les lettres de marque permettent à la partie lésée de saisir les effets des sujets du Prince dont elle se plaint ». Il s’agit ici d’armer des corsaires. [^5]: Trivulzi. [^6]: Ville située à environ 50 km à vol d’oiseau à l’ouest de Milan. [^7]: Melzi. [^8]: Créé par un arrêté du 27 mars 1800 (6 germinal an VIII), il était présidé par un conseiller d’État (Berlier) et composé de huit autres membres flanqués d’un commissaire du gouvernement (appelé procureur général impérial sous l’Empire). Tous étaient nommés par le chef de l’État. Ce conseil devait statuer sur la validité et la répartition des prises maritimes. [^9]: <span></span> <font color="#000000"><i>Correspondance de Napoléon I</i></font><font color="#000000"><sup><i>er</i></sup></font><font color="#000000"><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i></font><font color="#000000">, n° 6759, d’après les Archives du gouvernement à Milan.</font></body> |