CG4-7605.md

identifiantCG4-7605.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/04/24 00:00
titreNapoléon à Melzi d’Eril, vice-président de la République italienne
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7605. - </b>À Melzi d’Eril, vice-président de la République italienne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 4 floréal an XI [24 avril 1803]</h2><p lang="fr-FR">Votre lettre du 13 avril m’a fait plaisir. L’arrêté de la Consulte m’a paru convenable, et tout ce qui me revient par les Italiens que j’ai lieu de voir ici, me persuade que vous avez bien fait de débarrasser les conseils de la République[^1] d’une tête aussi folle que celle de Cicognara[^2]. Je ne laisse pas d’en être un peu peiné, parce que c’est un des premiers hommes que j’ai employés en Italie. Si l’assiette de sa tête se rétablit, il peut compter que j’oublierai tout, par le même principe que je n’oublierai jamais qu’il a été utile au système dans des temps critiques.</p><p lang="fr-FR">J’ai lu et relu le budget, et j’ai déjà dicté quelques observations aux citoyens Felici[^3] et Lambertenghi[^4]. J’attends le rapport qu’ils doivent m’en faire, pour voir s’ils ont bien saisi ce que j’entendais.</p><p lang="fr-FR">Donnez de la confiance à l’opinion, et faites sentir que tant que je vivrai, la République ne peut essuyer aucun tort ; que tout ce qui a été fait à Lyon sera maintenu[^5], et que des craintes chimériques et des bruits insensés, enfant de la malveillance, ne doivent trouver aucune espèce de croyance, dans les événements qui pourront survenir, il est des chances qui peuvent augmenter la République, mais je n’en vois aucune où elle puisse diminuer.</p><p lang="fr-FR">J’espère encore que Villa[^6] se rétablira, il n’est pas encore vieux ; j’attendrai au reste votre prochaine lettre.[^7]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Le conseil législatif de la République italienne, assemblée dont les membres sont nommés par le président de la République italienne, chargée de préparer les projets de loi. [^2]: En février 1803, Ceroni, capitaine dans l’armée de la République italienne, avait dédié au conseiller législatif Cicognara un poème qui contenait des allusions au joug qui pesait sur l’Italie. Voir ci-dessus, n° 7518. [^3]: Ministre de l’Intérieur de la République italienne par intérim à la place de Villa, malade, depuis mars 1803. [^4]: Membre du Conseil législatif. [^5]: C’est à Lyon, en janvier 1802, qu’a été proclamée la République italienne et qu’a été adoptée la constitution du nouvel État. [^6]: Ministre de l’Intérieur de la République italienne depuis février 1802 qui a démissionné en mars 1803 en raison d’une attaque d’hémiplégie. [^7]: <span></span><span lang="it-IT"> Carlo Zaghi, </span><font color="#000000"><span lang="it-IT"><i>I carteggi di Francesco Melzi d’Eril duca di Lodi, La Vice-Presidenza della Republica Italiana</i></span></font><font color="#000000"><span lang="it-IT">, Museo del Risorgimento e racolte storiche del commune di Milano, 1958, t. IV, p. 301, n° 1109, d’après l’expédition, Archivio di Stato di Milano, Archives Melzi. Minute, Archives nationales, AF IV 863, floréal an XI, n° 5.</span></font></body>