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41_Masson_SH| identifiant | 41_Masson_SH |
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| fait partie de | Masson |
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| est validé | oui |
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| date | 1818/01/30 00:00 |
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| titre | Article pour remplacer le docteur O’Meara par le docteur Stokoe |
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| texte en markdown | <h1><span style="font-family:Chivo;font-size:60%;line-height:1;"><b>41_Masson_SH -</b> ARTICLE POUR REMPLACER LE DOCTEUR O'MEARA PAR LE DOCTEUR STOKOE</span></h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Janvier 1818</h2>
Article pour remplacer M. O’Meara[^1] et donner à M. Stokoe[^2], le caractère de médecin de l’Empereur Napoléon.
1<sup>er</sup> - M. le docteur Stokoe, est considéré comme le chirurgien de Napoléon et lui tiendra lieu de chirurgien français dont il est fait mention au décret du gouvernement britannique du 15 août 1815.
2° - Il ne pourra pas être ôté sans le consentement de Napoléon, du moins par un simple ordre du gouvernement et surtout pendant le temps que durera la maladie.
3°- Il ne sera soumis pendant le temps qu’il remplira les fonctions de médecin de Napoléon à aucune discipline, ou devoir militaire, et sera considéré comme un employé civil anglais.
4° - Il ne devra rendre compte à qui que ce soit de la santé de Napoléon. Il rédigera tous les huit jours, et plus souvent si cela est nécessaire, un bulletin de la santé de Napoléon, dont il fera deux exemplaires, l’un pour être remis à un des officiers de Longwood et l’autre au gouvernement lorsqu’il le désirera.
5° - Qui que ce soit ne s’ingérera dans ses fonctions médicales ; il ne lui sera imposé aucune restriction pour ses communications avec Napoléon et les Français, soit par écrit soit verbalement, soit le jour soit la nuit.
6° - Il ne sera tenu de rendre compte de ce qu’il fera ou entendra à Longwood qu’autant qu’il jugera que cela compromettrait son serment d’allégeance envers sa patrie et son souverain.
7° - Le docteur Stokoe prend l’engagement de servir de son office Napoléon indépendamment de toute prévention ou esprit de parti et comme s’il était son compatriote, de ne faire aucun bulletin de sa maladie sans lui en remettre l’original.
8° - M. Stokoe en acceptant ces conditions se réserve l’intégrité de tous ses droits de citoyen et d’officier anglais. Il demande à recevoir de l’amirauté le même traitement que son prédécesseur, et n’entend être assimilé en rien aux prisonniers français.[^3]
[^1]: Barry Edward O'Meara (1782-1836).
[^2]: John Stokoe (1775-1852).
[^3]: Minute, Bibliothèque Thiers, fonds Masson, carton 8, fol. 164. La dernière ligne du document est biffée. |
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