Masson

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titre (fr)Fonds Masson sur Sainte-Hélène
titre (en)The Masson St-Helena Collection
contenu de la page de présentation en markdown (fr)# Le Fonds Masson ## Fiche signalétique de la collection | Intitulé | Bibliothèque Thiers - Fonds Masson | |----------|-------------------------------------------------| | Date | 1816 - 1821 | | Producteur&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;| Auteurs multiples | |Importance matérielle| 82 documents répartis en trois ensembles | | Aperçu du contenu | Les fonds sélectionnés parmi les riches collections du fonds Masson de la bibliothèque Thiers retracent l'exil de Napoléon. Les interrogatoires des personnes qui ne purent l'accompagner sur l'île montrent à quel point Napoléon suscite les fidélités encore en 1815. Les rapports des agents de Louis XVIII à Londres permettent de souligner la guerre secrète qui se joue autour de l'Empereur en exil. Enfin la correspondance de Longwood, issue des fonds Montholon permet de pénétrer les difficiles relations entre les exilés et leur gardien Hudson Lowe. | <a href="https://www.napoleonica.org/fr/collections/Masson/search?page=0&pageSize=20">Voir les documents</a> ## Description détaillée Pour rédiger son histoire de Napoléon à Sainte-Hélène, Frédéric Masson a réuni une très importante collection de manuscrits. Elle se compose de trois grands ensembles : 1. <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=IF3B50006" target="_blank">Ms Masson 8 à 24</a> : documents originaux ou copies ayant trait à Napoléon à Sainte-Hélène (Papiers Philibert, Montholon, général Bertrand, Gourgaud, testament de l’Empereur, succession de l’Empereur etc...). 2. Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201110121510425783" target="_blank">Masson 332-344</a> : notes de Frédéric Masson sur Sainte-Hélène. 3. Cotes isolées : Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201110121510425784" target="_blank">Masson 354</a> : vrac dont "objets emportés à Sainte-Hélène, en dépôt à Paris". Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-20111011151018328225" target="_blank">Masson 532 C (f° 72)</a> : notes diverses, dont (C, f° 72) photo d’un tableau représentant les funérailles de Napoléon à Sainte-Hélène, ou encore (ff. 84-86) : coupures de journaux sur le centenaire de la mort de Napoléon. Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201110281110557038" target="_blank">Masson 533</a> : « Napoléon à Sainte-Hélène » : chapitre II, imprimés et manuscrits, dans les travaux préparatoires aux ouvrages de Frédéric Masson. Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-2009716167416406" target="_blank">Masson 592</a> : Etienne Malpertuy, « Ode Sainte-Hélène », dédiée à la comtesse Walewska. Ms Masson 664 (n° 5) : personnages qui ont accompagné l’Empereur à Sainte-Hélène. Ms Masson 736 F : « Les médecins de Napoléon à Sainte-Hélène » : épreuve d’imprimerie d’un article de Frédéric Masson. ### Fonds sélectionnés Parmi les centaines de documents que représente cet ensemble et en partenariat avec la bibliothèque Thiers, la Fondation Napoléon a sélectionné plusieurs documents illustrant l'exil de Napoléon à Sainte-Hélène. **Deux interrogatoires des personnes non acceptées à accompagner Napoléon à Sainte-Hélène.** À leur arrivée au Havre les personnes qui n'avaient pas été sélectionnées pour accompagner Napoléon à Sainte-Hélène furent interrogées par les autorités royales qui en dressèrent la liste et leur établirent des passeports. Ces trois documents ont été acquis par Frédéric Masson et sont conservés à la bibliothèque Thiers : carton 8, folio 435-451. **Un mémoire des prisonniers français à Malte.** Parmi les personnes qui ne furent pas autorisées à accompagner Napoléon, plusieurs officiers furent mis à l'isolement par les Britanniques notamment Savary, ancien ministre de la police, le général François Lallemand et l'officier d'ordonnance Planat de la Faye. Ils furent détenus à Malte, d'où ils écrivirent ce mémoire. Il se compose d'un cahier *in folio* conservé dans le fonds Masson, carton 8, folio 425-434. <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> **Une partie de la correspondance de Longwood conservée dans les Papiers Montholon** Composé de 44 documents conservés au carton 8, folio 158-313, cet ensemble regroupe une partie de la correspondance envoyée à Longwood par le gouverneur de Sainte-Hélène Hudson Lowe ou ses collaborateurs. Les expéditions signées Lowe ou Gorrequer sont accompagnées de copies d'instructions envoyées de Londres par Bathurst. Considérés comme les archives officielles de Longwood, ces documents ont été tamponnés du cachet de Longwood par le bibliothécaire Saint-Denis. Quelques minutes de lettres dictées par Napoléon à Montholon ou Bertrand complètent cet ensemble. Après la mort de Napoléon en 1821, ils ont été conservés par le comte de Montholon. Ce dernier fut victime d'un incendie, et vit partir en fumée une partie de ses archives dont certaines pièces portent les stigmates. Cette destruction explique les grandes lacunes dans ce fonds. En français et en anglais, ces originaux de la correspondance envoyés par Lowe ne représentent qu'une partie des échanges entre les exilés et leur geôlier. On retrouvera les copies et minutes de ces documents, les correspondances envoyées par Longwood, ainsi que de nombreux autres documents, dans les Lowe papers conservés à Paris (Bibliothèque nationale de France, MS, Anglais 3-24) et Londres (British library, additional manuscript, vol. 20 115 à 20 240). Montholon utilisa ses archives pour rédiger son Récit de captivité dont les brouillons sont également conservés dans le fonds Masson de la bibliothèque Thiers. </div> ![Cachet de Longwood](./images/cachet_Longwood.jpg) _Cachet de Longwood, bibliothèque Thiers, fonds Masson, carton 8, fol. 168 ©Fondation Dosne-Thiers_ </div> **Les rapports des agents de Louis XVIII à Londres** Composé de 32 documents (carton 20, folios 409-467) acheté par Frédéric Masson, cet ensemble représente une infime partie de l'activité des agents français à Londres entre 1815 et 1820. Ce sont pour la plupart les expéditions des rapports adressés à René Eustache d’Osmond[^1], ambassadeur de France à Londres par Louis Hubert comte de Beaumont-Brivazac[^2], principal agent français dans la capitale britannique. Ce fonds se compose également de lettres du général Danican, ainsi que de déchiffrement des messages codés du journal l'*Anti Gallican*. Les Archives nationales conservent (<a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_004319" target="_blank">141 AP</a>) la totalité des archives de Beaumont de Brivazac. Sous la côte 141 AP 2, dossier 3, sont conservées les copies et minutes de ces rapports à d'Osmond jusqu'en 1817. Le fonds Masson ici publié complète celui des Archives nationales.[^3] ## Historique de la conservation : Frédéric Masson et sa collection Né à Paris en 1847 dans une famille de hauts magistrats, <a href="https://www.fondation-dosne-thiers.fr/a-propos/" target="_blank">Frédéric Masson</a> se destine à la diplomatie et devient bibliothécaire au ministère des Affaires étrangères. Ses convictions républicaines de jeunesse vont être anéanties par la défaite de 1870. Estimant que « la République a livré deux provinces et favorisé la Commune », il devient bonapartiste du lendemain et, dans ses articles et ses livres, fait l’apologie de l’empire perdu. Son mariage en 1874 avec Marguerite Cottin, petite-fille d’un conseiller d’État du Premier Empire, le met en relation avec les principaux membres de la famille impériale. Il entretient notamment une amitié avec le prince Napoléon Jérôme, fils de Jérôme Bonaparte, qui lui donne accès à des documents importants pour la rédaction de ses ouvrages. <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> Élu en 1903 à l’Académie française, Masson en devient le secrétaire perpétuel en 1919. Membre de la commission des bibliothèques, il s’intéresse au développement de la bibliothèque créée par Félicie Dosne, malgré la répugnance qu’il éprouve pour la personnalité de M. Thiers. Entre 1914 et 1918, il s’investit avec un immense dévouement dans l’administration de l’hôpital militaire. Au soir de sa vie, il décide que l’ensemble de ses collections sera légué à l’Institut de France et trouvera sa juste place au sein de la fondation. Ce sont ainsi près de 70 000 livres, plus de 700 cartons d’archives, 30 000 estampes, 1 000 dessins et plus de 2 000 objets et tableaux qui entrèrent à la bibliothèque Thiers en 1926, après la mort de M. Masson en 1923. Ses manuscrits comprennent les notes préparatoires et les autographes originaux de ses ouvrages, les archives de l’hôpital militaire, mais les documents napoléoniens (originaux et copies) sont évidemment les plus nombreux. Leur contenu est extrêmement varié : lettres, rapports, notes, récits, mémoires, cartes et plans, certificats, pièces de théâtre, autographes, diplômes, coupures de presse, tous ont trait au Premier Empire et, dans une moindre mesure, au Second. A la fin de sa vie, alors qu’il venait d’entrer en possession des papiers de Montholon comportant les brouillons du récit des dernières années de l’empereur, il s’écria : « J’ai tout Sainte-Hélène ! » Parmi les mémoires, les souvenirs du sous-officier de la Garde impériale Jean-Michel Chevalier, notés au jour le jour et illustrés de gouaches naïves, sont les plus célèbres. Le sous-lieutenant Chevalier a suivi Napoléon dans toutes ses campagnes, depuis l’Italie jusqu’à Waterloo. </div> ![Frédéric Masson dans sa bibliothèque](./images/masson.jpg) _Frédéric Masson dans sa bibliothèque, © fondation Dosne-Thiers_ </div> L’originalité des objets de la collection Masson réside dans leur extraordinaire diversité : des œuvres d’art majeures côtoient des témoignages de l’art populaire (blagues à tabac, cadrans de montres, assiettes, éventails...). On trouve des tableaux de Boilly, Crépin, Gérard, Gros, Horace Vernet, Jean-Léon Gérôme, des dessins de Percier, Garnerey, des esquisses de David, etc. Les caricatures antinapoléoniennes, tant françaises qu’anglaises ou russes, sont extrêmement nombreuses. Ces œuvres, exposées dans les salons du rez-de-chaussée de la fondation, formèrent un petit musée napoléonien jusque dans les années 1980. Mais ce musée ne pouvait rivaliser avec d’autres collections telles celles de la fondation Napoléon, de Marmottan, de Compiègne, de Fontainebleau ou des Invalides, pour ne citer que les plus illustres. Des soucis de rentabilité poussèrent les administrateurs de la fondation à reléguer les objets dans les réserves et à remonter la salle de lecture de la bibliothèque au deuxième étage, afin de permettre la location des salons du rez-de-chaussée et du premier. Tableaux et objets, gravures et dessins, sont désormais prêtés lors d’expositions extérieures, tandis que les livres et les manuscrits, dans la bibliothèque, continuent d’être largement consultés par nos chercheurs. *Sylvie Biet, conservateur en chef de la bibliothèque Thiers* ## Lieux de conservation et condition d'accès L’hôtel Dosne-Thiers, situé place Saint-Georges à Paris, a longtemps été la résidence d’<a href="https://www.fondation-dosne-thiers.fr/a-propos/" target="_blank">Adolphe Thiers</a> et de son épouse Elise Dosne. Il abrite aujourd’hui la <a href="http://www.fondation-dosne-thiers.fr/" target="_blank">fondation Dosne-Thiers</a>, la bibliothèque Thiers consacrée à l’histoire de France au XIX<sup>e</sup> siècle, et le Centre de Recherches humanistes. En 1905, Félicie Dosne, belle-sœur de Monsieur Thiers, le premier président de la Troisième République, lègue à l’Institut de France l’hôtel familial de la place Saint-Georges, dans le 9e arrondissement, « pour qu’il soit affecté à la création d’une bibliothèque d’histoire moderne et plus particulièrement d’histoire de France ». Mlle Dosne entendait ainsi honorer la mémoire de son beau-frère, personnage clé du XIX<sup>e</sup> siècle, journaliste, homme politique, membre de l’Académie française et de l’Académie des Sciences morales et politiques, mais aussi historien auteur d’une monumentale Histoire du Consulat et de l’Empire. Après des travaux, la bibliothèque fut inaugurée en 1913. Mais en 1914, un an après l’inauguration, éclate la Première Guerre mondiale. L’administrateur de l’hôtel Thiers est alors l’académicien et historien Frédéric Masson. Il décide ses confrères à ouvrir un hôpital militaire auxiliaire place Saint-Georges. On relègue les collections de livres et de manuscrits au deuxième étage, tandis que les salons du rez-de-chaussée et les anciens appartements du premier étage sont transformés afin d’accueillir des centaines de blessés pendant toute la durée du conflit. Redevenue bibliothèque après 1920, la fondation reçoit les collections napoléoniennes de Frédéric Masson à la mort de ce dernier. Le petit musée napoléonien ouvert dans les salles du rez-de-chaussée a dû fermer dans les années 1980 : les collections de tableaux et d’objets sont désormais prêtées lors d’expositions extérieures, tandis que les salons peuvent être privatisés pour accueillir réceptions, conférences, concerts, défilés de mode ou tournages de films. <div class="small-image-text"> ![Salle de lecture de la bibliothèque Thiers](./images/Thiers_160x200.jpg) _Salle de lecture de la bibliothèque Thiers, ©fondation Dosne-Thiers_ <div class="side-text"> Au deuxième étage de la fondation, la bibliothèque Thiers contient environ 156 000 imprimés, 1 500 titres de périodiques, 2 357 boites de manuscrits, 30 000 estampes, 1 000 dessins. Les notices de la collection sont en partie consultables sur Internet (le SUDOC pour les imprimés, CALAMES pour les manuscrits), mais il est toujours nécessaire d’avoir recours aux catalogues et inventaires manuscrits disponibles sur place. La bibliothèque est ouverte les jeudi et vendredi de 12h à 18h. Trois personnes, un conservateur, une bibliothécaire et une magasinière, se relaient pour recevoir les lecteurs et répondre à leurs demandes. La bibliothèque Thiers accueille toute personne qui a des recherches à mener sur le XIX<sup>e</sup> siècle, de la Révolution jusqu’à la Première guerre mondiale. La consultation des livres est libre et gratuite. </div> </div> Depuis 2009, l’hôtel abrite également le bureau de la fondation Thiers – Centre de Recherches humanistes. Cette importante institution, créée par Félicie Dosne en 1893, attribue des bourses à de jeunes chercheurs dans les domaines des sciences humaines et sociales. En 2020, la fondation Dosne-Thiers et le Centre de Recherches humanistes ont fusionné en une seule fondation abritée par l’Institut de France. *Sylvie Biet, conservateur en chef de la bibliothèque Thiers* <a href="http://www.fondation-dosne-thiers.fr/" target="_blank"><img src="./images/FondationThiers_320x150.jpg" alt="Logo Fondation Dosne Thiers"></a></div> [^1]: René Eustache d’Osmond (1751-1838), ambassadeur à Londres (juillet 1815 - janvier 1819). [^2]: Louis Hubert de Brivazac, dit le comte de Beaumont-Brivazac (1780), commissaire général de police sou l'Empire, agent secret à Londres pour le compte de Louis XVIII (1815-1818). [^3]: La Fondation Napoléon remercie : Jocelyne Badol, Jean-Marc Fagais, Alessandro Hicks, Jean-Philippe Jonchère, Michèle Masson, Didier Riancho, Flore Yvalun pour leur travail de transcription et de relecture des documents. *Mis en ligne : avril 2021*
contenu de la page de présentation en markdown (en)# Masson Collection ## Introduction to the corpus | Title | Bibliothèque Thiers Library- Masson Collection | |----------|-------------------------------------------------| | Date | 1816 - 1821 | | Producer&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;| Multiple authors | | Volume of material | 82 documents divided into three ensembles | | Outline of the contents | The three ensembles selected from the voluminous Masson Collection at the Bibliothèque Thiers library retrace Napoleon's exile. The transcription of the interrogations of the people who were not permitted to accompany him to the island show the extent to which Napoleon inspired loyalty, even in 1815. The reports of Louis XVIII's agents in London highlight the secret war being waged over the emperor in exile. Finally, the correspondence from Longwood, from the Montholon collection, provides an insight into the difficult relations between the exiles and their guardian, Hudson Lowe | <a href="https://www.napoleonica.org/fr/collections/Masson/search?page=0&pageSize=20">See the documents !</a> ## Detailed description In order to compose his history of Napoleon on St Helena, Frédéric Masson assembled a very large collection of manuscripts. It comprises three large ensembles : 1. <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=IF3B50006" target="_blank">Ms Masson 8 to 24</a>: original documents or copies relating to Napoleon on St Helena (papers belonging to Philibert, Montholon, general Bertrand, Gourgaud, emperor’s will, the emperor’s succession etc...). 2. Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201110121510425783" target="_blank">Masson 332-344</a>: Frédéric Masson’s notes on St Helena. 3. Non-sequential Shelf-marks: Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201110121510425784" target="_blank">Masson 354</a>: miscellaneous including “objects taken to St Helena, deposited in Paris”. Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-20111011151018328225" target="_blank">Masson 532 C (f° 72)</a> : diverse notes, including (C, f° 72) photograph of a painting representing Napoleon’s funeral on St Helena, and also (ff. 84-86): newspaper cuttings on the centenary of Napoleon’ s death. Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-201110281110557038" target="_blank">Masson 533</a>: “Napoleon on St Helena”: chapter II, publications and manuscripts used in the preparatory work for Frédéric Masson’s books. Ms <a href="http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-2009716167416406" target="_blank">Masson 592</a>: Etienne Malpertuy, “Ode Sainte-Hélène”, dedicated to the comtesse Walewska. Ms Masson 664 (n° 5): people who accompanied the Emperor to St Helena. Ms Masson 736 F: “Napoleon’s doctors on St Helena”: proof copy of an article by Frédéric Masson. ### Selected document ensembles The Fondation Napoléon, in partnership with the Bibliothèque Thiers library, has selected several document ensembles from among the hundreds in this collection illustrating Napoleon's exile on St Helena. **Reports of two interrogations of people not allowed to accompany Napoleon to St Helena. ** On their arrival in Le Havre, those who had not been selected to accompany Napoleon to St Helena were questioned by the royal authorities. The authorities then drew up a list of these people and issued them with passports. These three documents were acquired by Frédéric Masson and are held at the Bibliothèque Thiers Library: box 8, folios 435-451. ** A memoir by French prisoners in Malta.** Among those not allowed to accompany Napoleon to St Helena were several officers who were confined by the British, including Savary, former Minister of Police, general François Lallemand, and the orderly officer Planat de la Faye. They were detained in Malta where they wrote this memoir. It consists of a notebook *in folio*, today held in the Masson collection, box 8, folio 425-434. <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> **Part of the Longwood correspondence preserved in the Montholon Papers** This ensemble consists of 44 documents in box 8, folio 158-313, comprising some of the correspondence sent to Longwood by the Governor of St Helena, Hudson Lowe, or his staff. The dispatches signed Lowe or Gorrequer are accompanied by copies of instructions sent from London by Bathurst. These documents were held to be the official Longwood records and were stamped with the Longwood stamp by the librarian Saint-Denis. Some drafts of letters dictated by Napoleon to Montholon or Bertrand complete this set. After Napoleon's death in 1821, the documents were kept by the comte de Montholon. At one point, part of Montholon’s archives were caught in a fire, and some of the pieces bear the scars. This destruction explains the large gaps in this collection. The original correspondence sent by Lowe, in French and English, represents only a part of the exchanges between the exiles and their jailer. Copies and drafts of these documents, not to mention the correspondence sent by Longwood and many other documents can be found in the Lowe papers held in Paris (Bibliothèque nationale de France, MS, English 3-24) and in London (British library, Additional Manuscripts, vol. 20 115 to 20 240). Montholon used his own archives to compose his Récit de captivité, the drafts of which are also held in the Masson collection at the Bibliothèque Thiers Library. </div> ![Longwood Stamp](./images/cachet_Longwood.jpg) _Longwood Stamp, Bibliothèque Thiers Library, Masson Collection, carton 8, fol. 168 ©Fondation Dosne-Thiers_ </div> **The reports of Louis XVIII’s agents in London** This set of 32 documents (carton 20, folios 409-467) purchased by Frédéric Masson represents a small part of the activity of French agents in London between 1815 and 1820. Most of them are copies of reports sent to René Eustache d'Osmond[^1], French ambassador in London, by Louis Hubert comte de Beaumont-Brivazac[^2], the main French agent in the British capital. This collection also includes letters from General Danican, as well as deciphers of the coded messages in the newspaper l'*Anti Gallican*. The totality of Beaumont de Brivazac’s archives are held at the French Archives Nationales in Paris (<a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_004319" target="_blank">141 AP</a>). Copies and minutes of these reports to d'Osmond up to 1817 are also held at the French Archives Nationales in Paris under the shelfmark 141 AP 2, file 3. The Masson collection published here complements that held at the National Archives.[^3] ## History of conservation: Frédéric Masson and his collection <a href="https://www.fondation-dosne-thiers.fr/a-propos/" target="_blank">Frédéric Masson</a> was born in Paris in 1847 into a family of magistrates. He aimed to become a diplomat but became librarian at the Ministry of Foreign Affairs. His youthful republican convictions were to be shattered by the defeat of 1870. Believing that "the Republic had handed over two provinces and had favoured the Commune", he became a post-1870 Bonapartist and, in his articles and books, praised the lost empire. His marriage in 1874 to Marguerite Cottin, granddaughter of a State Councillor of the First Empire, brought him into contact with the main members of the imperial family. In particular, he maintained a friendship with Prince Napoleon Jérôme, son of Jérôme Bonaparte, who gave him access to important documents for the writing of his works. <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> Masson was elected to the Académie Française in 1903 and became its permanent secretary in 1919. As a member of the library commission, he took an interest in the development of the library created by Félicie Dosne, despite the personal repugnance he felt for Adolphe Thiers. Between 1914 and 1918, he threw himself heart and soul into the administration of the military hospital housed what had been the museum/library. In the final part of his life, he decided that all of his collection would be bequeathed to the Institut de France and would find their place within the Foundation. Nearly 70,000 books, more than 700 boxes of archives, 30,000 prints, 1,000 drawings and more than 2,000 objects and paintings entered the Bibliothèque Thiers library in 1926, after Mr Masson's death in 1923. His manuscripts include the preparatory notes and original autographs of his works, the archives of the military hospital. The Napoleonic documents however (originals and copies) are the most numerous. Their content is extremely varied: letters, reports, notes, accounts, memoirs, maps and plans, certificates, plays, autographs, diplomas, press cuttings, all related to the First Empire and, to a lesser extent, the Second. At the end of his life, when he had just come into possession of Montholon's papers containing the drafts of the latter’s account of the emperor's last years, he exclaimed: "I have everything from St Helena!" Among the memoirs, the recollections of the non-commissioned officer in the imperial guard, Jean-Michel Chevalier, a day-by-day account and illustrated with naive gouaches, are the most famous. The Second lieutenant Chevalier followed Napoleon in all his campaigns, from Italy to Waterloo. </div> ![Frédéric Masson in his library](./images/masson.jpg) _Frédéric Masson in his library, © fondation Dosne-Thiers_ </div> The originality of the objects in the Masson collection lies in their extraordinary diversity: major works of art rub shoulders with examples of popular art (cigarette packet jokes, watch dials, plates, fans, etc.). There are paintings by Boilly, Crépin, Gérard, Gros, Horace Vernet, Jean-Léon Gérôme, drawings by Percier, Garnerey, sketches by David, etc. There are a great many anti-Napoleonic caricatures, both French, English and Russian. These works, exhibited in the rooms on the ground floor of the Foundation, formed a small Napoleonic museum until the 1980s. But this museum could not compete with other collections such as those of the Fondation Napoléon, the Bibliothèque Marmottan, and the châteaux of Compiègne, Fontainebleau or indeed that at the Invalides, to name only the most illustrious. Concerns about profitability led the foundation's administrators to consign the objects to the reserves and to move the library's reading room to the second floor, in order to allow for the ground and first floor rooms to be rented as function rooms. The paintings and objects, engravings and drawings are now loaned out for external exhibitions, while the books and manuscripts in the library continue to be widely consulted by researchers. *Sylvie Biet, head curator, Bibliothèque Thiers* ## Conditions of access and use The Hôtel Dosne-Thiers, located on Place Saint-Georges in Paris, was for many years the residence of <a href="https://www.fondation-dosne-thiers.fr/a-propos/" target="_blank">Adolphe Thiers</a> and his wife Elise Dosne. Today it houses the <a href="http://www.fondation-dosne-thiers.fr/" target="_blank">Fondation Dosne-Thiers</a>, the Bibliothèque Thiers library of material related to history of France in the 19th century, and the Centre de Recherches humanistes. In 1905, Félicie Dosne, sister-in-law of Adolphe Thiers, the first president of the Third Republic, bequeathed the family mansion on Place Saint-Georges in the 9th arrondissement to the Institut de France "so that it could be used for the creation of a library of modern history, and more particularly of French history". Mademoiselle Dosne's intention was to honour the memory of her brother-in-law, a key 19th-century figure: journalist, politician, member of the Académie Française and the Académie des Sciences Morales et Politiques, and also a historian who wrote a monumental history of the Consulate and the Empire. After some work, the library was inaugurated in 1913. But in 1914, one year after the inauguration, the First World War broke out. The administrator of the Hôtel Thiers was the academician and historian Frédéric Masson. He decided to open an auxiliary military hospital on the Place Saint-Georges. The book and manuscript collections were relegated to the second floor, while the ground floor salons and the former flats on the first floor were transformed to accommodate hundreds of wounded for the duration of the conflict. After 1920, the foundation became a library again and received Frédéric Masson's Napoleonic collections on his death. The small Napoleonic museum in the ground floor rooms was forced to close in the 1980s. The collection of paintings and objects are now loaned out for external exhibitions, while the salons can be rented for receptions, conferences, concerts, fashion shows and film shoots. <div class="small-image-text"> ![Reading Room at the Bibliothèque Thiers Library](./images/Thiers_160x200.jpg) _Reading Room at the Bibliothèque Thiers Library, ©fondation Dosne-Thiers_ <div class="side-text"> On the second floor of the foundation, the Bibliothèque Thiers library contains approximately 156,000 printed documents, 1,500 periodical titles, 2,357 boxes of manuscripts, 30,000 prints and 1,000 drawings. The records of the collection are partly available on the Internet (SUDOC for printed material, CALAMES for manuscripts), but it is always necessary to consult the catalogues and handwritten inventories available on site. The library is open on Thursdays and Fridays from 12 noon to 6 pm. Three people, a curator, a librarian and a storekeeper, take turns to receive readers and answer their requests. The Bibliothèque Thiers library welcomes anyone with 19th-century research interests, from the Revolution to the First World War. The consultation of books is open to all and free of charge. </div> </div> Since 2009, the mansion has also housed the office of the “Fondation Thiers – Centre de recherches humanistes”. This important institution, created by Félicie Dosne in 1893, awards grants to young researchers in the humanities and social sciences. In 2020, the Fondation Thiers and the Centre de Recherches humanistes merged into a single foundation under the aegis of the Institut de France. *Sylvie Biet, head curator, Bibliothèque Thiers* <a href="http://www.fondation-dosne-thiers.fr/" target="_blank"><img src="./images/FondationThiers_320x150.jpg" alt="Logo Fondation Dosne Thiers"></a></div> [^1]: René Eustache d’Osmond (1751-1838), ambassador in London (July 1815 – January 1819). [^2]: Louis Hubert de Brivazac, also known as comte de Beaumont-Brivazac (1780), police commissioner during the Empire period, secret agent in London for Louis XVIII (1815-1818). [^3]: The Fondation Napoléon thanks: Jocelyne Badol, Jean-Marc Fagais, Alessandro Hicks, Jean-Philippe Jonchère, Michèle Masson, Didier Riancho, and Flore Yvalun for their help with the transcription and proof-reading. *Online: April 2021*
contexte en markdown (fr)# De Waterloo à Longwood : chronique d’un exil au travers du fonds Masson de la bibliothèque Thiers. <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> D’octobre 1815 à mai 1821, Napoléon vécut à Sainte-Hélène un long et morne exil. Le sort de Napoléon se joua au soir du 18 juin 1815 après la défaite de Waterloo. Vaincu par l’armée de Wellington, l’Empereur fut contraint à une seconde abdication. Après bien des hésitations, il décida de se rendre aux Britanniques. La nouvelle de sa déportation sur l’île perdue de l’Atlantique sud de Sainte-Hélène fut un choc. Les Anglais imposèrent des conditions strictes aux personnes qui pourraient l’accompagner en exil. Á bord du Northumberland, le choix des candidats au départ fut parfois difficile. Notamment quand Gaspard Gourgaud força le destin, et évinça l’officier d’ordonnance Planat de La Faye. Comme ce dernier, l’ancien ministre de la police Savary et le général François Lallemand, les officiers furent dès lors considérés comme prisonniers de guerre. Ils furent par la suite internés à Malte pendant plusieurs mois. Les domestiques quant à eux furent renvoyés en France, et subirent de la part des autorités royales un interrogatoire sévère à leur arrivée au Havre[^1]. </div> ![Napoleon à bord du Bellerophon](./images/napo_bellerophon.jpg) _Napoléon à bord du Bellerophon, carte postale © Fondation Napoléon_ </div> <div class="small-image-text"> ![Napoléon à Sainte-Hélène](./images/napoleon_SH.jpg) _Napoléon à Saint-Hélène, Reuil-Malmaison châteaux de Malmaison et Bois-Préau © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / André Martin_ <div class="side-text"> Napoléon arriva à Sainte-Hélène le 17 octobre 1815. Il y était entouré d’Emmanuel de Las Cases, du grand maréchal Bertrand, du comte Montholon, du général Gourgaud, de Marchand et d’une poignée de fidèles. Les journées de l’Empereur déchu furent rythmées par les conversations avec les compagnons et la dictée de ses mémoires. Loin de la France, pendant cinq années, il forgea sa légende. Les départs successifs d’Emmanuel de Las Cases (1816), puis Gourgaud (1818) réduisirent le nombre d’interlocuteurs, alors que la santé de Napoléon se dégradait lentement. Les relations avec les autorités anglaises et notamment le gouverneur Hudson Lowe s’émaillèrent périodiquement de crises dont témoigne l’importante correspondance échangée entre Longwood et Plantation House. L’emploi du titre d’Empereur, le respect des limites, les personnes reçues à Longwood tout fut sujet à remise en cause de la part d’un gouverneur, à cheval sur les règlements, et qui ne laissait rien passer. Les crispations autour de la santé de Napoléon et les médecins qui le soignèrent ne furent qu'un épisode de ces tensions. À partir de 1815, Napoléon fut soigné par le docteur O’Meara. Mais à la suite d'un double jeu par trop visible et des mésententes avec Hudson Lowe, il fut chassé en juillet 1818. Durant une crise au début 1819, le docteur Stokoe fut convié à venir au chevet de Napoléon, alors sans médecin au détriment du docteur Verling qui avait l'assentiment du Gouverneur mais que Napoléon refusait de recevoir. Cette passe d'arme ne fut qu’un épisode de ces affrontements épistolaires où chacun campait sur ses positions. Il eut néanmoins des conséquences autrement plus graves pour la santé de Napoléon qui resta plusieurs mois sans médecin. Le docteur Antommarchi, qui arriva sur l’île à l’automne 1819, ne sut et ne put enraiyer le mal qui rongeait Napoléon et qui devait l’emporter le 5 mai 1821. </div> </div> Alors que le drame se jouait sur la petite île de l’Atlantique sud, en Europe, son image se modifia. Du despote, au fur et à mesure que les mois passèrent, il devint l’absent dont on espérait le retour, puis le martyr dont on plaignait le sort. De Londres à Bruxelles, les plus investis des Bonapartistes se mobilisaient pour au mieux adoucir les conditions de détention de leur Empereur. Dans la capitale britannique de 1815 à 1818, le comte de Beaumont-Brivazac[^2], ancien commissaire de police de l’Empire, fut ainsi un agent zélé de la Monarchie restaurée. Pour le compte de l’ambassadeur de France Osmond[^3], il espionna les personnalités les plus sulfureuses comme Robert Wilson et François Macirone, ou ceux qui avaient quitté (de leur propre chef ou contraints) Sainte-Hélène, comme le général Gourgaud ou le docteur O’Meara. Surveillant la moindre publication, ses relations le portèrent jusqu’à avoir un contact sur la petite île et recevoir des nouvelles presque directes de l’exilé et de son activité. ## De Waterloo à Sainte-Hélène ou chronologie de l’exil **1815** **18 juin** Défaite de Napoléon à Waterloo. Le congrès de Vienne apprend la nouvelle le 21 juin. **21 juin** Napoléon arrive à Paris et s’installe au palais de l’Élysée. Il reçoit ses frères Joseph et Lucien, Carnot et Benjamin Constant. Séance de la Chambre des représentants ; motion de défiance de La Fayette. **22 juin** Abdication de Napoléon en faveur de son fils le roi de Rome, Napoléon II. **23 juin** Commission de gouvernement élue par les chambres et présidée par Fouché, chargée d’organiser la régence autour de Napoléon II. L’enfant, alors à Vienne, ne sera jamais officiellement proclamé Napoléon II. **26 juin** À Malmaison où il se trouve depuis la veille, Napoléon revoit la reine Hortense, ainsi que Marie Walewska et leur fils. <div class="small-image-text"> ![Carte de Sainte-Hélène](./images/SH_BNF.jpg) _Carte de Sainte-Hélène, lieutenat R.P. Read, © gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France_ <div class="side-text"> **1<sup>er</sup> juillet** Sur la route de Rochefort, Napoléon passe la nuit à Niort, où il reçoit les généraux Gourgaud, de Montholon, le comte de Las Cases, qui souhaitent l’accompagner en exil. **2 juillet** Joseph Bonaparte rejoint Napoléon à Niort. **3 juillet** Napoléon arrive à Rochefort. **8 juillet** Napoléon débarque à l’île d’Aix. **9 juillet** Napoléon bloqué sur la frégate Saale. **12 juillet** Napoléon s’installe sur l’île d’Aix. **13-14 juillet** Rédaction par Napoléon d’une lettre demandant l’asile au Prince régent d’Angleterre. </div> </div> **15 juillet** Embarquement de Napoléon à bord du Bellerophon. **17 juillet** Départ du Bellerophon, qui arrive devant le port de Torbay. **27 juillet** En rade de Plymouth. **31 juillet** En l’apprenant, Napoléon proteste de son exil pour l’île de Sainte-Hélène. **4 août** Choix des compagnons d’exil, les généraux Bertrand et de Montholon avec leurs familles, le général Gourgaud, le comte Las Cases, ainsi que le docteur O’Meara. **7 août** Napoléon embarque à bord du *HMS Northumberland* qui appareille, sous l’autorité de l’amiral Cockburn, le 9 août. **21 août** Victoire électorale des Ultras, « Chambre introuvable » dissoute le 5 septembre 1816. **6 septembre** Acte constitutif de la Sainte-Alliance réunissant la Russie, l'Autriche et la Prusse. **26 septembre** « Sainte-Alliance », réunissant autour des principes généraux de paix la Russie, la Prusse et l’Autriche, puis l’Angleterre, la France et les principales monarchies européennes. **13 octobre** Exécution de Joachim Murat à Pizzo. **15 octobre** Mouillage du *Northumberland* devant la ville de Jamestown. **17 octobre** Napoléon débarque et est installé à la pension de Porteous. **19 octobre** Installation aux Briars de Napoléon, des Las Cases, des domestiques Marchand et Ali. **31 octobre** Début des dictées par Napoléon à Montholon (période du Directoire), Bertrand (campagne d’Égypte), Gourgaud (Consulat), et Las Cases (divers sujets). **20 novembre** Second traité de Paris, aggravant pour la France les conditions du premier traité (perte de territoires, nouvelles indemnités à payer. Convention d’occupation par les Alliés. Traité de la Quadruple Alliance entre l’Angleterre, la Prusse, l’Autriche et la Russie. **7 décembre** Exécution du maréchal Ney, à Paris. **10 décembre** Napoléon s’installe à Longwood House rénovée, avec le comte de Las Cases et son fils, le général Gourgaud, le général de Montholon et sa famille, le docteur O’Meara, l’officier d’ordonnance anglais Poppleton. Le général Bertrand et sa famille habitent à Hutt’s Gate. <div class="text-image"> <div class="side-text"> **1816** **12 janvier** Bannissement des régicides. **17 avril** Sir Hudson Lowe, nouveau gouverneur de l’île en remplacement de l’amiral Cockburn, se présente à Longwood House pour une première rencontre avec Napoléon qui ne l’avait pas reçu la veille. **20 avril** Hudson Lowe exige que les Français s’engagent, par écrit, à respecter le règlement de l’île. **30 avril** Deuxième entrevue entre Napoléon et Hudson Lowe. **16 mai** Troisième entrevue entre Napoléon et Hudson Lowe. **18 juin** Naissance de Napoleone de Montholon, quatrième enfant du couple de Montholon, dont Napoléon sera le parrain. **20 juin** Quatrième entrevue entre Napoléon et Hudson Lowe. **22 juin** Alors qu’arrivent plusieurs caisses de livres, le mamelouk Ali est nommé bibliothécaire. **9 juillet** Hudson Lowe fait contrôler la correspondance des Français et renforcer la surveillance autour de Longwood. **16 juillet** Cinquième rencontre entre Napoléon et Hudson Lowe. **25 juillet** Lettres de Madame Mère, Pauline Borghèse et Lucien Bonaparte à Napoléon. **18 août** Sixième et dernière entrevue entre Napoléon et Hudson Lowe. **Septembre** Napoléon, souvent déprimé et souffrant. </div> ![Napoléon dictant ses mémoires](./images/dictée.jpg) _Napoléon dictant à ses compagnons d'exil, carte postale © Fondation Napoléon_ </div> **19 septembre** Napoléon tente de faire vendre son argenterie, car Hudson Lowe demande aux Français de faire des économies. **14 octobre** Hudson Lowe exige des Français de renouveler leur engagement à respecter le règlement de l’île. **22 octobre – 8 novembre** Napoléon régulièrement souffrant. **25 novembre** Hudson Lowe fait arrêter Las Cases père et fils, convaincus de correspondance clandestine. Ils doivent quitter Sainte-Hélène le 30 décembre. **1817** **17 janvier** Naissance d’Arthur Bertrand, quatrième enfant du couple Bertrand. **11 juin** Signature d’un concordat avec le Saint-Siège. **17 juillet** Remplacement du capitaine Poppleton par le capitaine Blakeney, comme officier d’ordonnance auprès de Napoléon. **Septembre** Napoléon souffre régulièrement des dents et gencives, de ses jambes gonflées. **5 octobre** Souffrant, Napoléon refuse d’être examiné, à la demande d’Hudson Lowe, par le docteur Baxter. **1818** **26 janvier** Naissance de Joséphine Napoleone de Montholon. **2 février** Napoléon demande au général Gourgaud de s’organiser pour quitter Sainte-Hélène, notamment en raison de ses dissensions avec les Montholon. **11 février** Dernière rencontre entre Napoléon et Gourgaud. **27 février** Décès du maître d’hôtel Franceschi Cipriani, un proche de la famille Bonaparte et de Napoléon. **12 mars** Loi Gouvion-Saint-Cyr réorganisant l’armée française. **14 mars** Départ de Gourgaud de Sainte-Hélène sur le *Marquis of Camden*. **16 mars** Dernière entrevue de Napoléon et de ses amis Balcombe, qui rentrent en Angleterre le 18 mars. **27 mars** Lettre du général Bertrand à Madame Mère et au cardinal Fesch pour demander l’envoi d’un aumônier et d’un docteur. **30 avril** Le général Bertrand réorganise la comptabilité des dépenses de Napoléon et des Français, pour éviter les litiges et récriminations avec les Anglais. **16 mai** Interdiction est faite aux Anglais de communiquer avec les étrangers sur l’île de Sainte-Hélène. **Juin** La santé de Napoléon se dégrade, avec de nombreux problèmes de digestion et des douleurs. Hudson Lowe rejette les signalements alarmants du docteur O’Meara. **15 juillet** Remplacement du capitaine Blakeney par le lieutenant-colonel Lyster, comme officier d’ordonnance auprès de Napoléon, qui s’y oppose. Après un duel avec le général Bertrand, Lyster est remplacé par Blakeney le 25 juillet. Hudson Lowe n’aura plus de contact avec le général Bertrand mais avec le général de Montholon pour régler les affaires courantes. **2 août** Le docteur O’Meara doit quitter Sainte-Hélène, et est remplacé par le docteur Verling, que Napoléon refuse de voir. **5 septembre** Remplacement du capitaine Blakeney par le capitaine Nicholls, comme officier d’ordonnance auprès de Napoléon. **29 septembre-21 novembre** Congrès d’Aix-la-Chapelle : la France est acceptée au sein de la Sainte-Alliance, obtient une baisse des indemnités de guerre et le départ accéléré des troupes d’occupation. Napoléon est maintenu en détention à Sainte-Hélène sous autorité de l’Angleterre. **2 octobre** Début de la construction de « Longwood New House », destinée à accueillir Napoléon et ses compagnons d’exil. **1819** **17-21 janvier** Victime d’un malaise le 17, Napoléon s’évanouit. Le docteur Stokoe le suit plusieurs jours et confirme l’hépatite décelée par le docteur O’Meara. **17 février** L’officier d’ordonnance Nicholls doit confirmer la présence de Napoléon, deux fois par jour. **3 mars** Napoléon visite la nouvelle Longwood House. **11 mars** L’arrivée du domestique Bouges au service des Bertrand permet aux Français de recevoir diverses nouvelles. **26 mars** Hudson Lowe transmet à Napoléon la confirmation de son maintien en détention sous le contrôle de la Grande-Bretagne, issue du congrès d’Aix-la-Chapelle. **2 avril** Tout en se montrant très souffrant, Napoléon reçoit Charles Milner Ricketts, cousin du Premier Ministre lord Liverpool. **2 juillet** Albine de Montholon et ses enfants quittent Sainte-Hélène à bord du Lady Cambell. **20 septembre** Arrivée des abbés Buonavita et Vignali et du médecin Antommarchi. Ils sont reçus le lendemain par Napoléon. **3 octobre** L’abbé Buonavita célèbre la première messe à Longwood. **Novembre-Décembre** Travaux d’aménagement des jardins, d’un bassin et d’une volière à Longwood. **1820** **9 février** Remplacement du capitaine Nicholls par le capitaine Lutyens, comme officier d’ordonnance auprès de Napoléon. **13 février** Assassinat du duc de Berry. **Deuxième moitié de juillet** Souffrant, Napoléon ne quitte pas ses appartements. **À partir d’août** Les longues promenades quotidiennes fatiguent de plus en plus Napoléon. **10 octobre** Malaise de Napoléon, qui s’évanouit. **Novembre** La santé de Napoléon se dégrade, douleurs intestinales, journées parfois passées à dormir. **26 décembre** Napoléon apprend la mort de sa sœur Élisa, survenue le 6 août à Villa Vicentina, dans la province d’Udine. <div class="text-image"> <div class="side-text"> **1821** **Mi-janvier** Malgré les vomissements et constipations chroniques, amélioration légère de l’état de santé de Napoléon, qui recommence à sortir. **17 mars** Départ de l’abbé Buonavita. **19 mars** Napoléon est alité, souffrant de fièvre, convulsions nerveuses. **1<sup>er</sup> avril** Napoléon accepte d’être ausculté par le docteur Arnott. Des veilles nocturnes sont organisées. **12-16 avril** Napoléon revoit son testament avec Montholon. **16 avril** Napoléon est installé dans le salon. **22 avril** Napoléon complète son testament de nouveaux codicilles, et explique au général Bertrand ses souhaits pour sa sépulture. **23-25 avril** Napoléon fait ajouter des codicilles et un alinéa (sur l’exécution du duc d’Enghien) à son testament. **28 avril** Napoléon demande au docteur d’Antommarchi de faire l’autopsie de son corps. **11<sup>er</sup> mai** Délire intermittent. Les docteurs Antommarchi et Arnott ne quittent plus le chevet de Napoléon. **3 mai** L’abbé Vignali administre l’extrême-onction à Napoléon. **5 mai** Décès de Napoléon, à 17 h 49. </div> ![Mort de Napoléon](./images/mort_steuben.jpg) _La mort de Napoléon d'après Steuben, carte postale © Fondation Napoléon_ </div> **6 mai** Autopsie pratiquée par le docteur Antommarchi, assisté de sept médecins anglais. **7 mai** Construction de la tombe près de la fontaine de Torbett, à Sane Valley. Moulage du visage de Napoléon par le docteur Burton. Mise en bière du corps de Napoléon, dans un triple cercueil (fer-blanc, bois, plomb). **9 mai** Inhumation de Napoléon, dont les cercueils sont placés dans un quatrième cercueil d’acajou. La tombe est recouverte de trois dalles de ciment, sans inscription, le 12 mai. **10 mai** Début de l’inventaire des biens de Napoléon, que ses compagnons d’exil se partagent le 14 mai. **27 mai** Les compagnons d’exil quittent Sainte-Hélène à bord du Camel. Ils arrivent en Angleterre, à Spithead le 2 août. <div class="large-image"> ![Napoléon à Sainte-Hélène](./images/napo_SH.jpg) _Napoléon à Sainte-Hélène, carte postale © Fondation Napoléon_ </div> [^1]: Les interrogatoires furent menés par Marie Leopold Joseph Moreau de Bellaing (1785-1876), sous-préfet du Havre (août 1815-juin 1818), puis sous-préfet de Fontenay-le-Comte (Vendée) remplacé en mars 1819. [^2]: Louis Hubert de Brivazac, dit le comte de Beaumont-Brivazac (1780), émigré avec ses parents il rentre en France et fait carrière dans la police. Commissaire général de police en Basse-Catalogne (1808), puis à Barcelone, il est nommé en 1813 à Gênes. Nommé à la surveillance de Marie-Louise à Aix-les-Bains, en 1816 il est agent secret à Londres pour le compte de Louis XVIII. En 1820-1821, il est envoyé en mission secrète à Bordeaux, en Suisse, en Italie et en Allemagne. Disgracié par le ministre Franchet d’Espèrey, il quitta le ministère et ses fonctions d'espion royaliste. En 1832, il est nommé à Bône comme commissaire de police et juge royal, il s'intéressa aux problèmes de la conquête de l'Algérie où il acheta plusieurs biens. Il disparaît ensuite des cercles policiers et familiaux. Féru de sciences occultes ou parallèles, dans les années 1840, il devint magnétiseur. [^3]: René Eustache d’Osmond (1751-1838), diplomate aux Pays-Bas puis en Russie sous la Monarchie, il démissionne après la fuite à Varenne de Louis XVI puis émigre. Radié de la liste des émigrés, il revient en France sous l'Empire mais reste à l'écart du régime. Rallié à Louis XVIII, il est fait lieutenant général et pair de France (août 1815). Nommé Ambassadeur à Turin (1814-1815), au second retour de Louis XVIII, il obtient le poste d'ambassadeur à Londres qu'il tient jusqu'en janvier 1819.
contexte en markdown (en)# From Waterloo to Longwood: the story of the exile as told by the Masson Collection at the Bibliothèque Thiers. <div class="text-small-image"> <div class="side-text"> Napoleon’s exile on St Helena, from October 1815 to May 1821, was long and dreary. His fate had been decided on the evening of 18 June 1815 with the defeat at Waterloo. The emperor was forced to abdicate for a second time, and after much hesitation, he decided to surrender to the British. The news of his deportation to the remote South-Atlantic Island of St Helena came as a shock. The British imposed strict conditions on who could accompany him into exile. Indeed, on board Northumberland, the choice of candidates for departure became complicated. Gaspard Gourgaud, for example, lobbied hard and ousted the orderly officer Planat de La Faye. Two other unsuccessful candidates, Savary, the former Minister of Police, and general François Lallemand were then taken as prisoners of war (along with Planat) and interned in Malta for several months. Those of Napoleon’s domestic servants not selected to go to St Helena were sent back to France, where they underwent severe interrogation by the royal authorities on their arrival in Le Havre[^1]. </div> ![Napoleon on board the Bellerophon](./images/napo_bellerophon.jpg) _Napoleon on board the Bellerophon, post card © Fondation Napoléon_ </div> <div class="small-image-text"> ![Napoléon à Sainte-Hélène](./images/napoleon_SH.jpg) _Napoléon à Sinet-Hélène, Reuil-Malmaisonn châteaux de Malmaison et Bois-Préau © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / André Martin_ <div class="side-text"> Napoleon set foot on St Helena on 17 October 1815. He was accompanied by Emmanuel de Las Cases, the grand Marshal Bertrand, Count Montholon, General Gourgaud, Marchand and a handful of loyal followers. The fallen Emperor’s days were punctuated by conversations with his companions and the dictation of his memoirs. For five years, far from France, he forged his legend. The successive departures of Emmanuel de Las Cases (1816), then Gaspard Gourgaud (1818) reduced the number of conversation partners, while Napoleon's health slowly declined. Relations with the British authorities, and in particular governor Hudson Lowe, were periodically plagued by crises, as evidenced by the extensive correspondence between Longwood and Plantation House. The governor was very (too?) strict on the regulations, including the use of the title of “Emperor”, the permitted limits, the people who could be received at Longwood, etc. Indeed, everything was seen as suspect. Even the British doctor Barry O'Meara assigned to Napoleon in 1815 was expelled from the island by Hudson Lowe because he had become too friendly with Napoleon and was proposing a politically unacceptable diagnosis of Napoleon’s medical condition. Napoleon then had a medical emergency. Doctor John Stokoe, surgeon aboard *Conqueror* (friend of O’Meara’s and acceptable to Napoleon), was called in by Longwood, in preference to the governor’s doctor, Verling. Stokoe was as a result expelled early in 1819 and subsequently cashiered. This was just one episode in these epistolary confrontations in which each side dug its heels in. </div> </div> The subsequent absence of a doctor for many months was very serious for Napoleon's failing health. Doctor Francesco Antommarchi, who arrived on the island in the autumn of 1819, was unable to stop the disease that was eating away at the fallen emperor and which was to kill him on 5 May 1821. As the drama unfolded on the small island in the South Atlantic, Napoleon’s image in Europe changed. With the passing of the months, the despot of yesteryear gradually evolved into ‘the absent one’ (whose return was hoped for), and then into ‘the martyr’ (whose fate was pitied). From London to Brussels, ardent Bonapartists began plotting to try to ease the conditions of their Emperor's detention. In the British capital from 1815 to 1818, the comte de Beaumont-Brivazac[^2], a former police commissioner of the Empire period, was employed as an agent on behalf of the restored Monarchy. Working for the French ambassador Osmond[^3], he zealously spied on some of those most active in the cause of the Emperor, such as Robert Wilson and Francis Macirone, or those who had left St. Helena either of their own accord or under duress, such as General Gourgaud and Barry O'Meara. He kept a close eye on even the most innocuous of publications, and his relations even brought him a contact on the “small island” that brought him almost direct news of the exile and activity there. ## From Waterloo to St Helena – A timeline of Napoleon’s exile and death **1815** **18 June** Napoleon’s defeat at Waterloo. The Vienna Congress learnt the news on 21 June. **21 June** Napoleon reached Paris and moves into the Palais de l’Élysée. He received not only his brothers Joseph and Lucien, but also Lazare Carnot and Benjamin Constant. Sitting of the Chambre des Représentants in Paris; La Fayette’s motion of defiance. **22 June** Napoleon’s abdication in favour of his son the Roi de Rome, Napoleon II. **23 June** Government commission elected by the Chambres, presided over by Fouché. His orders were to organise a regency of Napoleon II. The child, then in Vienna, was never officially proclaimed Napoleon II. **26 June** Having moved to Malmaison the day before, Napoleon saw Queen Hortense and then Marie Walewska together with their son. <div class="small-image-text"> ![Carte de Sainte-Hélène](./images/SH_BNF.jpg) _Carte de Sainte-Hélène, lieutenat R.P. Read, © gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France_ <div class="side-text"> **1 July** En route for Rochefort, Napoleon spent the night at Niort where he received the generals Gourgaud and de Montholon, as well as the comte de Las Cases, all of whom desired to follow Napoleon into exile. **2 July** Joseph Bonaparte joined Napoleon in Niort. **3 July** Napoleon reached Rochefort. **8 July** Napoleon disembarked on the island of Aix (île d’Aix). **9 July** Napoleon blocked on the frigate *Saale*. **12 July** Napoleon settled on the île d’Aix. **13-14 July** Napoleon sent a letter to the British Prince Regent asking for asylum. </div> </div> **15 July** Napoleon went aboard *Bellerophon*. **17 July** *Bellerophon* set sail and arrived off Torbay. **27 July** In Plymouth Roads. **31 July** Learning of the plan to exile him on the island of St Helena, Napoleon lodged an official complaint. **4 August** Selection of the companions in exile, the generals Bertrand et de Montholon with their families, the general Gourgaud, the comte Las Cases, not to mention the doctor O’Meara. **7 August** Napoleon boarded *HMS Northumberland* which set sail, under Admiral Cockburn, on 9 August. **21 August** Electoral victory in Paris for the Ultras. The “Chambre introuvable” was dissolved on 5 September 1816. **26 September** Creation of a “Holy Alliance” by which Russia, Prussia, Austria, then Britain, France and the main monarchies of Europe subscribed to general principles of peace. **13 October** Execution of Joachim Murat at Pizzo (Calabria, Italy). **15 October** *Northumberland* anchored off St Helena. **17 October** Napoleon disembarked and stayed in Porteous House lodging house. **19 October** Napoleon, Las Cases, the servants Marchand and Ali moved to The Briars pavilion, a dwelling slightly outside the town. **31 October** Napoleon began compiling his memoirs, dictating to Montholon on the Directory period, to Bertrand on the Egyptian campaign, to Gourgaud on the Consulate, and to Las Cases on various subjects. **20 November** Second Treaty of Paris, inflicting harsher terms upon France, namely, the loss of territories and the payment of more indemnities. Allies signed an Occupation Convention. Treaty of the Quadruple Alliance between Britain, Prussia, Austria and Russia. **7 December** Execution of Marshal Ney in Paris. **10 December** Napoleon moved to a slightly remodelled Longwood House, with the comte de Las Cases and his son, the general Gourgaud, the general de Montholon and his family, the doctor Barry O’Meara, and the British orderly officer Thomas Poppleton. The grand marshal Bertrand and his family lodged a mile or so away at Hutt’s Gate. <div class="text-image"> <div class="side-text"> **1816** **12 January** The regicides of the French revolution banished from France. **17 April** The new governor of the island, Sir Hudson Lowe, a replacement for the admiral Cockburn, presented himself at Longwood House for a first meeting with Napoleon. The fallen emperor had refused to receive the new governor the day before. **20 April** Hudson Lowe demanded that the French agree in writing to respect the special regulations for Napoleon’s captivity on the island. **30 April** Second meeting between Napoleon and Hudson Lowe. **16 May** Third meeting between Napoleon and Hudson Lowe. **18 June** Birth of Napoleone de Montholon, the count and countess de Montholon’s fourth child, for whom Napoleon was godfather. **20 June** Fourth meeting between Napoleon and Hudson Lowe. **22 June** With the arrival of several packing cases of books, the Mamluk Ali was appointed librarian at Longwood. **9 July** Hudson Lowe increased security over correspondence with French and at Longwood. **16 July** Fifth meeting between Napoleon and Hudson Lowe **25 July** Napoleon received letters from Madame Mère, Pauline Borghèse, and Lucien Bonaparte. **18 August** The sixth and final meeting between Napoleon and Hudson Lowe. **September** Napoleon depressed and in pain. </div> ![Napoleon dictating his memoirs](./images/dictée.jpg) _Napoleon dictating to his companions in exile, post card © Fondation Napoléon_ </div> **19 September** In retaliation for demands from Hudson Lowe to reduce expenses, Napoleon attempted to sell his silverware. **14 October** Hudson Lowe demanded that the French agree in writing once again to respect the special regulations for Napoleon’s captivity on the island. **22 October – 8 November** Napoleon frequently in pain. **25 November** Hudson Lowe arrested Las Cases father and son for trying to engage in clandestine correspondence. They were expelled from St Helena on 30 December. **1817** **17 January** Birth of Arthur Bertrand, the grand marshal and countess Bertrand’s fourth child. **11 June** Concordat signed between France and the Holy See. **17 July** Captain Henry Blakeney replaced captain Thomas Poppleton as orderly officer at Longwood keeping an eye on Napoleon. **September** Napoleon had attacks of tooth and gum pain; his legs were swollen. **5 October** Though in pain, Napoleon refused Hudson Lowe’s request for him to see doctor Alexander Baxter. **1818** **26 January** Birth of Joséphine Napoleone de Montholon. **2 February** Napoleon requested general Gourgaud to pack his bags and to leave St Helena because of his disagreements with the count and countess de Montholon. **11 February** Napoleon’s last meeting with Gourgaud. **27 February** Death of house servant Franceschi Cipriani, a man close to the Bonaparte family and to Napoleon himself. **12 March** The “Gouvion-Saint-Cyr Law” passed in Paris, restructuring the French army. **14 March** Gourgaud left St Helena on the *Marquis of Camden*. **16 March** Napoleon’s last meeting with his friends, the Balcombes; they left for Britain on 18 March. **27 March** Grand marshal Bertrand’s letter to Madame Mère and to cardinal Fesch asking for them to send a chaplain and a doctor. **30 April** In order to avoid disagreements and recriminations with the British, the grand marshal Bertrand reorganised the expense accounts for Napoleon and the French. **16 May** British on St Helena forbidden to communicate with the foreigners on the island. **June** Napoleon’s health deteriorating, with pain and digestive problems. Hudson Lowe rejected doctor O’Meara’s alarming prognoses. **15 July** Lieutenant-colonel Thomas Lyster replaced captain Henry Blakeney as orderly officer at Longwood Napoleon, a move that Napoleon refused to accept. After Lyster challenged the grand marshal Bertrand to a duel, Lyster was removed and captain Henry Blakeney was brought back back on 25 July. Hudson Lowe no longer had any contact with the grand marshal Bertrand but dealt solely with the general de Montholon in the management of daily affairs. **2 August** On being removed manu militari from Longwood on 25 July, doctor O’Meara was escorted from the island St Helena, replaced by doctor James Verling, whom Napoleon refused to see. **5 September** Captain George Nicholls replaced captain Henry Blakeney as orderly officer at Longwood. **29 September-21 November** Congress of Aix-la-Chapelle: France was accepted into the Holy Alliance, obtained a reduction in war indemnities and an earlier departure of the occupying troops. Napoleon’s detention on St Helena under British authority was maintained. **2 October** Building work began on “Longwood New House” for Napoleon and his fellow exiles. **1819** **17-21 January** On the 17th, Napoleon fainted. Dr John Stokoe tended him for several days and confirmed the diagnosis of hepatitis proposed by Dr O'Meara. **17 February** The orderly officer Nicholls was ordered to confirm Napoleon's presence twice a day. **3 March** Napoleon visited “Longwood New House”. **11 March** The arrival of the servant Bouges to work for the Bertrand family who brought with him news from France. **26 March** Hudson Lowe forwarded to Napoleon the confirmation of the maintenance of detention under British control, as per the Congress of Aix-la-Chapelle. **2 April** While giving a show of appearing (and actually being) very unwell, Napoleon received Charles Milner Ricketts, cousin of the British Prime Minister, Lord Liverpool. *2 July** Albine comtesse de Montholon left St Helena with her four children aboard the *Lady Cambell*. **20 September** Arrival of the clerics, abbé Buonavita and abbé Vignali, and the doctor Antommarchi. They were received the following day by Napoleon. **3 October** The abbé Buonavita celebrated his first mass at Longwood. **November-December** Work on the gardens, a pond and an aviary at Longwood. **1820** **9 February** Captain Engelbert Lutyens replaced captain George Nicholls as orderly officer at Longwood. **13 February** Assassination in Paris of the Duc de Berry. **Second half of July** Napoleon in pain. He no longer left his rooms. **From August** Long daily walks increasingly tired Napoleon. **10 October** Napoleon fainted. **November** Napoleon’s health deteriorated with stomach pains and occasional days spent asleep. **26 December** Napoleon learnt that his sister Elisa had died on 6 August at Villa Vicentina in the province of Udine (Italy). <div class="text-image"> <div class="side-text"> **1821** **Mid-January** Despite the chronic vomiting and constipation, Napoleon's health improved slightly and he started going out again. **17 March** Departure of the abbé Buonavita. **19 March** Napoleon bedridden, suffering from fever and nervous convulsions. **1 April** Napoleon agreed to be examined by Dr Arnott. It was decided to watch over him through the night. **12-16 April** Napoleon reviewed his will with the comte de Montholon. **16 April** Napoleon moved to the salon. **22 April** Napoleon completed his will adding several new codicils and informed the grand marshal Bertrand of his last wishes for his burial. **23-25 April** Napoleon had codicils and a paragraph (on the execution of the Duke of Enghien) added to his will. **28 April** Napoleon asked doctor Antommarchi to perform an autopsy on his body. **11 May** Intermittent delirium. Doctors Antommarchi and Arnott stayed permanently by Napoleon's bedside. **3 May** The abbé Vignali administered extreme unction to Napoleon. **5 May** Death of Napoleon, at 17h49. </div> ![Death of Napoleon](./images/mort_steuben.jpg) _Napoleon's death after Steuben, post card © Fondation Napoléon_ </div> **6 May** Autopsy performed by Dr Antommarchi, assisted by seven British doctors. **7 May** Construction of Napoleon’s tomb near Torbett's Fountain, Sane Valley. Cast of Napoleon's death mask by Dr Burton. Napoleon's body was laid in a triple coffin (tin, wood, lead). **9 May** Napoleon's burial. The three initial coffins placed in a fourth mahogany coffin. The tomb was covered on 12 May with three slabs without inscription. **10 May** Beginning of the inventory of Napoleon's possessions, which his companions in exile shared on 14 May. **27 May** The exile companions left St Helena aboard *Camel*. They arrived in England, at Spithead on 2 August. <div class="large-image"> ![Napoleon at Saint Helena](./images/napo_SH.jpg) _Napoleon at Saint Helena, post card © Fondation Napoléon_ </div> [^1]: These interrogations were conducted by Marie Leopold Joseph Moreau de Bellaing (1785-1876), sub-prefect of Le Havre (August 1815-June 1818), later sub-prefect of Fontenay-le-Comte (Vendée), replaced in March 1819. [^2]: Louis Hubert de Brivazac, known as the comte de Beaumont-Brivazac (1780), emigrated during the Revolution with his parents, returned to France and had a career in the police. After a period as general commissioner of police in Basse-Catalogne (1808), then in Barcelona, he was sent to Genoa in 1813. After keeping an eye on Marie-Louise in Aix-les-Bains, in 1816 he then became a secret agent in London on behalf of Louis XVIII. In 1820-1821, he was sent on secret missions to Bordeaux, Switzerland, Italy and Germany. After being disgraced by the minister Franchet d'Espèrey, he left the ministry and gave up his job as a royalist spy. In 1832, he was sent to Bône (Annaba today, in Algeria) as police commissioner and royal judge and became interested in the problems of the conquest of Algeria, where he bought several properties. He then disappeared from police and family circles. In the 1840s, he became a magnetizer and was interested in the occult and parascience. [^3]: René Eustache d'Osmond (1751-1838), diplomat in the Netherlands then in Russia during the ancien régime, he resigned after Louis XVI’s flight to Varenne. On being removed from the list of emigrants, he returned to France during the Empire, but remained distanced from the regime. He rallied to Louis XVIII and was made Lieutenant General and a Peer of France (August 1815). After a period as ambassador in Turin (1814-1815), on Louis XVIII’s second return, he obtained the post of ambassador in London which he held until January 1819.
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