CG4-7438.md

identifiantCG4-7438.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1803/01/21 00:00
titreNapoléon à Thomas Jefferson, Président des États-Unis D’AMéRIQUE
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7438. - </b>à Thomas Jefferson, Président des États-Unis D’AMéRIQUE[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 1<sup>er</sup> pluviôse an XI [21 janvier 1803]</h2><p lang="fr-FR">Dans le désir bien sincère de cultiver l’amitié et la bonne intelligence qui subsistent si heureusement entre la République française et les États-Unis d’Amérique septentrionale, c’est avec plaisir que je vous informe, citoyen président, que je viens de nommer le général Bernadotte[^2] pour résider auprès de vous en qualité de ministre plénipotentiaire de la République française. La connaissance que j’ai de ses principes et de ses sentiments ne me permet pas de douter que le choix que j’ai fait de sa personne ne vous soit parfaitement agréable et je suis persuadé qu’il n’épargnera rien de ce qui est en son pouvoir pour justifier la marque honorable de confiance que je lui donne en cette occasion. C’est dans cette persuasion que je vous prie citoyen président, d’accorder une foi entière à tout ce qu’il vous dira de ma, part et principalement lorsqu’il vous exprimera combien je désire de resserrer les liens qui unissent les deux nations, et qu’il vous renouvellera l’assurance des vœux que je forme pour votre prospérité personnelle et pour celle des États-Unis.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR" style="text-align: right">Le ministre des Relations extérieures </p><p lang="fr-FR" style="text-align: right">Ch. Mau. Talleyrand</p><p lang="fr-FR" style="text-align: right">Le secrétaire d’État </p><p lang="fr-FR" style="text-align: right">Hugues B. Maret </p><p lang="fr-FR"><br/> </p> [^1]: Le document officiel détenu par les Archives du ministère des Affaires étrangères est adressé au « Président du Congrès des États-Unis d’Amérique septentrionale ». Il s’agit probablement d’une erreur de ceux qui, au sein du ministère, ont été chargé de préparer cette lettre. En effet, il n’y a pas de « président du Congrès » dans la constitution américaine. Plus important, la séparation des pouvoirs interdirait à tout législateur américain de recevoir une lettre d’accréditation d’un ambassadeur. La seule autorité compétente pour cela est le « président des États-Unis », d’où notre rectification de destinataire. [^2]: Estimant que la vente de la Louisiane rendait inutile sa présence outre-Atlantique, Bernadotte ne rejoindra pas son poste et ne sera dès lors plus employé jusqu’en 1804. La lettre ne sera pas remise à Jefferson, ce qui explique la présence de l’expédition dans les cartons des Archives du ministère des Affaires étrangères. [^3]: Quiberon</body>