| identifiant | CG4-7408.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1803/01/07 00:00 |
| titre | Napoléon à Pauline |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG4</i> - 7408. - </b>À Pauline</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 17 [nivôse] an XI [7 janvier 1803][^1]</h2><p lang="fr-FR">J’apprends ma chère Pauline les malheurs que vous avez éprouvés. Vous avez fait votre devoir ; votre mari est mort avec gloire à son poste. Vous avez été digne de lui et de moi, revenez bientôt, ici vous trouverez dans l’amitié de votre famille des consolations à vos malheurs. </p><p lang="fr-FR">Je vous embrasse.</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p lang="fr-FR">Je vous envoie Lauriston[^2], vous reviendrez avec lui dans sa voiture.[^3]</p> [^1]: <span></span> La date lisible sur la reproduction du catalogue de vente d’où nous tirons cette lettre est le 13 brumaire, soit le 4 novembre 1802. Que cette lettre de « condoléances » à Pauline ait été écrite à cette date est impossible et, sauf erreur lors de l’inscription de la date en 1803, nous entraîne à douter de l’authenticité de cette lettre. Leclerc est mort le 2 novembre. Compte tenu du temps nécessaire à acheminer la nouvelle en Europe, Bonaparte n’a pas pu en être informé avant le début de l’année 1803. <font color="#000000">Dans l’ouvrage de Louis Garros et Jean Tulard, </font><font color="#000000"><i>Napoléon au jour le jour</i></font><font color="#000000">, on trouve à la date du 7 janvier : « À Saint-Cloud. On apprend la mort du général Leclerc. [...] ». Par ailleurs, on sait que Pauline (et le corps de son mari) ont quitté Saint-Domingue le 8 novembre et sont arrivés </font><font color="#000000">à Toulon le 1</font><font color="#000000"><sup>er</sup></font><font color="#000000"> janvier. C’est probablement à ce moment que la nouvelle est remontée vers Paris. Le 10 janvier, </font><font color="#000000"><i>Le Moniteur</i></font><font color="#000000"> annoncera que le Premier Consul a décrété un deuil de dix jours (deuil de cour). Sa sœur quittera le bateau </font><font color="#000000"><i>Le Swiftsure</i></font><font color="#000000"> le 16 janvier, après une courte quarantaine, pour se rendre à Paris. </font> [^2]: Aide de camp du Premier Consul, Lauriston touche 24 000 francs pour cette mission. [^3]: <span></span> Expédition autographe d’après photographie, [catalogue de vente] Pierre<b> </b>Cornuau, <i>Correspondance inédite de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i>, de la famille impériale et de divers personnages avec Pauline Borghèse, provenant de la succession de M. Lacipière</i>, Drouot, 20 juin 1939, p. 30, n° 43.</body> |