CG3-7330.md

identifiantCG3-7330.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/12/01 00:00
titreNapoléon au général Moncey, premier inspecteur général de la gendarmerie
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7330. - </b>Au général Moncey, premier inspecteur général de la gendarmerie</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 10 frimaire an XI [1<sup>er</sup> décembre 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je vous prie, citoyen général, de donner ordre au général Gouvion de se rendre dans les départements qui font partie des 2<sup>e</sup>, 3<sup>e</sup>, 4<sup>e</sup> et 5<sup>e</sup> légions de gendarmerie[^1], pour y vérifier la comptabilité des différents corps de gendarmerie, y observer leur tenue, la moralité des officiers et soldats, et la manière dont le service se fait, si les brigades sont convenablement distribuées[^2].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il prendra des renseignements sur les fonctionnaires militaires et civils, ainsi que sur les principaux du pays qui seraient soupçonnés de favoriser les brigands et d’entretenir correspondance avec eux.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je désire que, dans sa tournée, il porte une attention particulière aux travaux et fortifications de Cherbourg, et à tout ce qui peut intéresser le commerce dans les principales places où il se rendra ; la manière dont la police se fait à Brest, dont le service se fait dans les troupes de terre et de mer ; la manière dont les différents agents de la marine font leur service devra également fixer son attention. Il verra, à Pontivy, si les travaux que j’ai ordonnés sont commencés, et si les plans que doivent me proposer les ingénieurs sont convenables.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous trouverez ci-joint des papiers intéressants relatifs au département de l’Eure. Je désire qu’il commence par là sa mission, qu’il se concerte avec le général Laroche[^3] et le commandant de la gendarmerie[^4], qu’il fasse arrêter tous ceux portés dans la note, convaincus de donner protection et refuge à ces brigands, en le faisant cependant de manière à ne pas déconcerter les traces qu’on pourrait avoir. L’arrondissement de Bernay fixera particulièrement son attention. On m’assure qu’ils y sont reçus et favorisés.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Toute maison capable de faire des défenses contre la gendarmerie, qui aurait des murailles crénelées et des fossés, sera l’objet de son attention, et il fera un rapport sur les mesures à prendre. Vous devez lui faire connaître que sa mission est de confiance, et que l’objet est la revue de la gendarmerie, et la sûreté publique, et tout ce qui peut intéresser le Gouvernement sous ce point de vue. Pour la première partie, il correspondra avec vous ; pour l’autre, il peut, de chaque chef-lieu de département, m’adresser des renseignements et des notes, en le faisant de manière cependant à ne pas exciter la jalousie des fonctionnaires, et à ne pas laisser soupçonner cette correspondance.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je n’ai pas besoin d’ajouter que la conduite des évêques et des principaux membres du clergé doit fixer spécialement son attention.[^5]</p> [^1]: Les chefs-lieux de ces légions sont Caen, Alençon, Rennes et Angers. [^2]: Voir, n° 7319. [^3]: <span></span> Laroche-Dubouscat, commandant de la 14<sup>e</sup> division militaire, à Caen. [^4]: Le capitaine Auger. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, frimaire an XI, n° 28.</body>