CG3-7274.md

identifiantCG3-7274.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/11/11 00:00
titreNapoléon à Portalis, conseiller d’État, chargé auprès du gouvernement de toutes les affaires concernant les cultes
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7274. - </b>À Portalis, conseiller d’État, chargé auprès du gouvernement de toutes les affaires concernant les cultes</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dieppe, 20 brumaire an XI [11 novembre 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je n’ai pu être que vivement affligé, citoyen conseiller d’État, des troubles qui viennent d’avoir lieu à Carcassonne[^1] et de la mauvaise conduite que tiennent <i>certains</i> évêques[^2]. Vous n’avez donc pas prévenu les préfets que je n’entendais pas qu’il y eût aucun changement provisoire ? Si vous en avez donné l’ordre, comment ne me proposez-vous pas la destitution des préfets qui contreviennent à des instructions aussi positives ?[^3]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je désire que vous me prépariez un rapport sur cet objet à mon arrivée.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je ne comprends pas non plus comment le cardinal Caprara[^4] a pu imposer une nouvelle déclaration aux prêtres constitutionnels, en exigeant d’eux la formule <u>de rentrer dans le sein de l’Église</u>. Vous trouverez ci-joint le rapport du chef de légion de gendarmerie sur cet objet. <i>Je désire que vous ayez sur cet objet une explication avec le cardinal Caprara.</i></p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Dans ce diocèse-ci même, je suis à m’apercevoir qu’on désire plus de constitutionnels qu’il n’y en a. Quelque abandon qu’on puisse faire d’eux, ils ont la majorité de l’opinion.[^5]</p> [^1]: Voir, n° 7271. [^2]: Voir aussi , n° 7271. [^3]: Une phrase biffée : « et ne me portez vous pas des plaintes contre les évêques, quand ils n’ont le droit de rien changer, surtout l’organisation n’étant pas faite. » [^4]: Légat du pape à Paris. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, brumaire an XI, n° 29.</body>