CG3-7253.md

identifiantCG3-7253.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/10/31 00:00
titreNapoléon au général Berthier, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7253. - </b>Au général Berthier, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rouen, 9 brumaire an XI [31 octobre 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu, citoyen ministre, votre lettre relative aux affaires de Suisse : écrivez au général Ney que toute sa conduite est tracée dans les instructions qu’il a reçues du ministre des Relations extérieures[^1].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">La solde des corps qui sont en Suisse sera payée, pour le mois de brumaire, par les payeurs des divisions où ces corps étaient au 1<sup>er</sup> brumaire.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le général Ney prendra le titre de ministre plénipotentiaire, général en chef de l’armée française. À compter du 1<sup>er</sup> brumaire, il jouira du traitement de général en chef, indépendamment, il touchera, aux relations extérieures, le traitement accordé au ministre de la République à Berne[^2].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il aura sous ses ordres : deux bataillons de la 27<sup>e</sup> de ligne, deux de la 16<sup>e</sup> de ligne, et deux de la 50<sup>e</sup> ; un des trois bataillons de la 27<sup>e</sup> continuera à rester à Strasbourg, un des trois de la 16<sup>e</sup> continuera à rester à Fribourg, et un des trois de la 50<sup>e</sup> restera à Huningue. Un bataillon de la 104<sup>e</sup> sera mis en garnison à Bienne. Les détachements de la 61<sup>e</sup> et de la 2<sup>e</sup> légère se réuniront à Genève et à Besançon. Indépendamment de ces troupes, le général Ney gardera six bataillons de troupes qui lui viennent de l’armée d’Italie ou du Piémont ; ces six bataillons seront composés de corps complets. Il gardera, également complet, le régiment de chasseurs qu’il a dans ce moment-ci.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous lui enverrez deux généraux de division et quatre généraux de brigade. La 73<sup>e</sup> sera également toute réunie à Genève. Une demi-brigade restera seule dans le Valais.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le pain, la viande et les fourrages seront fournis par la Suisse ; vous vous en expliquerez avec le citoyen Stapfer[^3]. La solde sera fournie par le Gouvernement français ; en conséquence, à compter du 1<sup>er</sup> frimaire, le citoyen Barbé-Marbois[^4] aura un payeur pour la Suisse et fera la solde pour frimaire.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il y aura un inspecteur aux revues, un commissaire ordonnateur, un chef de brigade et un chef de bataillon d’artillerie, et deux officiers du génie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Donnez ordre à la 2<sup>e</sup> légère de partir le 1<sup>er</sup> frimaire de Genève, pour tenir garnison à Châlon-sur-Saône, où elle passera l’hiver.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Un des généraux de division sera le général Barbou[^5]. Vous enverrez à Turin le général Rivaud, qui commandait la cavalerie à Livourne, pour commander la 27<sup>e</sup> division. L’autre général de division sera pris parmi ceux de l’armée d’Italie.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Talleyrand. [^2]: Verninac a été rappelé le 27 octobre. [^3]: ministre plénipotentiaire de la République helvétique à Paris. [^4]: ministre du Trésor public. [^5]: Barbou d’Escourières, Gabriel (1761-1827). [^6]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 318. Extrait [catalogue de vente], Étienne Charavay, <i>Catalogue d’une précieuse collection de lettres autographes concernant Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> et sa famille, ses maréchaux, ses généraux et ses ministres</i>, Paris, 24 mai 1894, p. 2, n° 5. Cette lettre a été vendue une nouvelle fois à Paris en 1974 (Claude Coulet, André Faure, <i>Documents historiques</i>, 1<sup>er</sup> mars 1974, p. 4, n° 13).</body>